54 milliards # 211 milliards

Lecornu fait mieux que le Dr Bayrou concernant le plan de rigueur : 54 milliards contre 44. Qui dit mieux ? Copie offensive sur la réduction de la dette dite « publique ». 54 milliards arrachés à qui ? Pour l’essentiel toujours aux mêmes. Aux retraites, aux aides au logement des familles les plus modestes, aux frais de scolarité de nos jeunes et internationaux, aux arrêts maladie conséquence des conditions de travail dégradées dans le privé comme dans le public, aux aides de solidarité aux étrangers avec un délai de carence envisagé. 54 milliards sur le dos des « invisibles » qui ont tenu le pays à bout de bras pendant la crise de la Covid 19. Celles et ceux qui soignent, qui enseignent, qui protègent. 54 milliards dont 6 pris sur le dos des retraité.es, véritable cible à chaque fois des gouvernements successifs. Ce seraient elles et eux les milliardaires alors que 30 % d’entre elles et eux ont une pension inférieure à 1 000€ dont 74 % de femmes ! Celles et ceux qui font partie aussi des essentiel.les en prenant de leur temps pour faire vivre les associations partout sur le territoire.

En face, silence radio sur les 211 milliards versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. Aucun effort systémique demandé au capital. C’est le cœur de la politique macroniste. La carte des sacrifices s’adresse toujours aux mêmes. Matraquer le peuple pour protéger les milliardaires.

La dette, la dette, la dette, cette divinité inflexible. L’effort collectif s’adresse toujours aux mêmes mais pas à celles et ceux qui accumulent les dividendes, les superprofits et niches fiscales.

Aucune contribution nouvelle à celles et ceux qui reçoivent sans condition des largesses de l’État. L’argent versé au capital est intouchable mais celui destiné à la protection sociale serait par nature compressible.

Cette conception du bien commun, les communistes ne la partagent évidemment pas !

Le réalisme des possédants désigne toujours celles et ceux qu’il est acceptable de faire payer. La Macronie protège le capital . C’est un choix politique assumé. Il doit être contesté et les communistes s’y attellent sans relâche pour imposer dans le débat d’idées une autre répartition des richesses, des pouvoirs et des savoirs.

Le PLF est entré en débat à l’Assemblée nationale le 13 octobre, suivra le PLFSS. Avec leurs député.es, les communistes y prendront toute leur part.

Corine POSTAL