Lors d’un débat entre Fabien Roussel et le patron du Medef à la fête de l’Humanité, il a été question des salaires.
Patrick Martin propose d’augmenter la part nette des salaires ! Une arnaque. «Rapprocher le salaire net du salaire brut » en exonérant ce dernier des cotisations sociales. Le patronat ne désarme jamais et, à chaque PLF (Projet de Loi de Finance), cette mesure est remise sur le tapis.
En clair, cela signifie prendre dans une poche des salarié.es pour leur remettre dans une autre. Dit simplement, les salarié.es se paieraient eux-mêmes leur soi-disant augmentation en ponctionnant les ressources destinées à leur protection sociale et leur santé. Le net et le brut c’est toujours du salaire ! L’un est perçu en bas à droite de la fiche de paie, l’autre est socialisé en haut à gauche. Le net c’est pour le mois, le brut c’est pour la vie. Rapprocher le net et le brut a tout d’une escroquerie.
Le patronat n’en a jamais assez. Cela fait plus de 30 ans qu’il a obtenu des allègements ou des exonérations de cotisations sociales. C’est 90 milliards par an qui manquent à notre Sécurité Sociale. Ces mesures sont une trappe à bas salaires puisque les allègements concernent aussi le SMIC et les salaires jusqu’à 3 fois le SMIC !
Les préconisations du Médef ne sont rien d’autres que le déclin voire la disparition de notre protection sociale et les salarié.es seraient amené.es à se la financer comme aux États-Unis ! D’ailleurs ce n’est pas par hasard que le Médef se rapproche de l’extrême droite car le RN défend aussi cette mesure !
Fabien Roussel a été clair lors de cet échange, grâce à la cotisation, on garantit à nos concitoye.nes une retraite par répartition, l’accès à la santé, la prise en charge des accidents du travail et des maladies professionnelles, le soutien de la politique familiale. Il a indiqué qu’il est possible d’atteindre une croissance supérieure tout en revalorisant des salaires comme l’a fait l’Espagne. En faisant des cadeaux fiscaux aux 1ers de cordée, la politique de l’offre à la sauce Macron n’a rien fait ruisselé bien au contraire ! Les entreprises continuent de délocaliser et les travailleurs pauvres n’ont jamais été aussi nombreux. Ce n’est donc pas la solution pour les communistes.
Pour reconstruire le France, nous devons produire plus de richesses socialement utiles et respectueuses de l’être humain comme de la planète. Cela passe par une plus grande représentativité des salarié.es dans les conseils d’administration pour décider pourquoi, comment et pour qui on produit, comment et à qui on distribue les richesses créées et sur quoi on investit. C’est un enjeu de démocratie . Et on en revient à notre point de départ, la redistribution des richesses passe forcément par l’augmentation des salaires et ce, sans aucune contrepartie sur les cotisations sociales !
Corine POSTAL
