Édito

La campagne des élections municipales se poursuit avec la liste de l’union de la gauche, menée par Damien Lerouge du parti socialiste avec ses colistiers du parti communiste, dont je suis en deuxième position, les écologistes, l’association citoyenne « Unis vers l’Ardenne », Génération.s et soutenu par L’Après et Debout. Dans ce contexte politique, délicat et incertain, nous portons haut les couleurs de fraternité, de justice sociale, et de bien-vivre ensemble à Charleville-Mézières. Nous étions mardi soir présent à la soirée organisée par l’association La Libre Pensée qui a diffusé le film La Séparation à l’occasion des 120 ans de la loi sur la laïcité.

Pierre Ouzoulias, vice-président PCF du Sénat, appelle à rebâtir un cadre législatif autour de la loi de 1905. Dans une interview au journal La Marseillaise, il explique : « Cette loi arrive très peu de temps après l’affaire Dreyfus, qui a été le moment paroxysmique où l’armée et l’Église se sont entendues pour faire avancer une vision très nationaliste et antisémite de la Nation. C’est l’époque où on explique que les juifs ne seront jamais de bons Français, qu’ils sont des Français de papier. On retrouve parfois aujourd’hui, dans la façon dont les Français de confession musulmane sont montrés du doigt, quelque chose de similaire. En 1905, c’est au contraire le moment où la République affirme que tous les Français sont des citoyens de plein exercice, indépendamment de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur non-confession. La loi de 1905 donne sa pleine puissance au projet républicain d’émancipation du citoyen. »

Avec la laïcité et son plein exercice, l’enjeu est celui de l’émancipation des citoyennes et citoyens au sein d’une République apaisée.

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville -Mézières