A vos agendas !

Quelle est belle cette dynamique, cette dynamique des Jours Heureux. La France redécouvre ce qu’est une campagne du PCF : des dizaines de milliers de militants tracts à la main et convictions dans le cœur et la bouche. Ils ouvrent leur boîte aux lettres le matin et y découvrent le programme de Fabien Roussel, vont au travail et tombent sur des militants devant l’entrée de leur boîte, partent faire les courses le soir et discutent avec les communistes présents devant le magasin. Une réelle dynamique s’installe depuis des mois maintenant au tour de ce projet ambitieux pour la France.

Et ce n’est pas fini ! Vingt-quatre jours pour convaincre que tout est possible, pour convaincre les abstentionnistes d’aller voter pour une gauche sincère, authentique et républicaine. C’est ce que viendra faire Léon Deffontaines, Secrétaire Général du Mouvement des Jeunes Communistes de France et porte-parole de Fabien Roussel le 30 mars à Charleville-Mézières. Une grande soirée consacrée à l’emploi et dédiée au programme du PCF sur la question à la salle Arc-en-ciel (rue d’Etion) dès 18h30.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, tant la campagne de Fabien Roussel redonne sa fierté à la classe ouvrière et au monde du travail et tant les Ardennes sont attachées aux questions industrielles.

Le Sud des Ardennes, no man’s land des services publics ?

La casse des services publics n’est malheureusement pas une spécificité de ce territoire. La « libéralisation » voulue par le capitalisme fait ses ravages partout, mettant en cause non seulement ces biens publics, le seul bien de ceux qui n’ont rien, mais même le développement économique par la désertification entraînée. Mais la succession en quelques jours de deux annonces de mauvaises nouvelles dans le sud du département illustre cette casse :

A Rethel, c’est la fermeture partielle du guichet de la gare annoncée pour avril, un pas de plus vers la déshumanisation de la gare, un frein à l’utilisation du train alors que l’urgence climatique impose de le préférer à la voiture. L’informatique ne règle pas tout dans la vraie vie ! Comme en témoigne un amusant message automatique entendu dans un TER, un message sans doute fait pour remplacer le contrôleur, annonçant le départ prochain d’un train, déjà parti !

A Vouziers, ce sont des indiscrétions qui permettent de savoir que la direction de l’hôpital travaille sur une réorganisation des urgences, renvoyant vers les médecins généralistes les urgences non vitales, alors que ceux-ci ne sont déjà pas assez nombreux … et qu’une urgence non vitale peut le devenir ! La fédération des Ardennes du PCF apporte son soutien au rassemblement prévu samedi 5 mars à 9h30 à l’initiative de Vouzinois pour la défense de leur hôpital.

Michèle Leflon

Les Alsaciens peu enthousiastes pour quitter la région Grand Est

La Région Grand Est est née incognito du mariage forcé entre l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine sous le mandat de Hollande, sans que l’on sache réellement où était l’intérêt d’une telle fusion ! Le TER, les lycées, le développement économique, la formation sont donc gérés, depuis 2016, à partir de Strasbourg pour ce gros territoire deux fois plus grand que la Belgique.
Ce mariage aura coûté cher en perte de temps pour le développement des 3 ex-régions : il a pris plus de 4 années pour se mettre en œuvre (et ce n’est pas vraiment fini), avec des conventions et contrats, précédemment signés à Châlons, Metz et Strasbourg, forts différents, 3 budgets pas forcément compatibles, une mise en cohérence des différents dispositifs d’intervention, une mise en difficultés de nombreuses structures, particulièrement associatives, avec l’arrêt de certaines interventions, 7500 salariés de la Région qui ont été énormément bousculés, l’achat d’une douzaine de maisons décentralisées pour essayer de rapprocher la Région et les territoires, l’établissement de nouveaux schémas régionaux dans de nombreux domaines (économique, territorial, de gestion des déchets…). Tout ce temps passé a donc coûté très cher en inertie pour nos territoires, alors que les régions non fusionnées (Bretagne, Île de France, …) continuaient tranquillement à se développer.
Certes, avec ce mariage forcé, cette collectivité importante pour le quotidien de la population s’est encore un peu plus éloignée qu’elle ne l’était auparavant. Pourtant, les populations concernées n’ont pas beaucoup fait part de leur émotion face à cette décision de fusion. Par contre, certains élus locaux en mal de puissance se sont vus déposséder de certaines compétences. De ce point de vue, les élus alsaciens, particulièrement ceux de droite et d’extrême-droite, voudraient bien voir regonfler le budget public qu’ils gèrent. C’est ainsi qu’ils viennent de lancer une consultation publique de la population alsacienne en vue d’exiger un retour de la Région Alsace.
Mal leur en a pris : après 2 mois qu’aura duré cette consultation pour la « modique » somme de près de 250 000€, les citoyens alsaciens viennent de montrer qu’ils se sentaient bien peu concernés par le sujet : seulement environ 10% de l’électorat alsacien s’est prononcé pour un retour à la Région Alsace.
Pourtant, la création de la CEA (Collectivité Unique d’Alsace), installée en janvier 2021, instaurant une collectivité qui a les dimensions de l’ex-région Alsace, avec le maintien des deux préfectures alsaciennes (donc des deux départements), et avec l’étrange accord actif de la majorité de la Région Grand Est, aura bien été le premier grand pas vers une dislocation du Grand Est. Le gouvernement macronien lui-même n’hésite pas à en rajouter régulièrement dans la reconnaissance de cette Région bis (encore récemment dans le domaine du sport).
On peut penser que la population alsacienne a, mieux que certains des élus locaux, bien compris que, remettre la Région Grand Est en cause dès maintenant, reviendrait à une énième réorganisation territoriale qui durerait encore plusieurs années, et qui serait à nouveau très préjudiciable pour nos territoires.
Même si on peut penser que ces fusions étranges doivent être remises en cause un jour, il faut laisser respirer nos territoires. Sauf à les étouffer encore un peu plus, cela nécessiterait un délai qui ne peut pas être si court. En tout cas, il n’est pas souhaitable que cela se fasse maintenant.
Patrick Tassin

Victoire des électriciens ardennais d’Enedis

Les électriciens ardennais d’Enedis, conduits par le syndicat CGT Énergies Ardennes, ont mené une lutte de 28 jours, faisant écho à l’appel à la grève reconductible lancé dès le 25 janvier par leur Fédération CGT Mines-Énergie.

Leurs revendications étaient les suivantes : augmentation des salaires, création de nouveaux emplois sur les bases ardennaises, annulation du projet de délocalisation de leur site Prairie à Charleville-Mézières et paiement d’indemnités de repas pour les sorties en astreinte sur les heures de repas.
La direction a tout fait pour casser le mouvement de grève : un mépris exprimé par un pourrissement du dialogue social, un entêtement à répéter que la grève était inutile et qu’elle n’avait « soit disant » pas la main, une intervention quotidienne sur le site d’un huissier usant de tout moyen pour intimider les grévistes et faire cesser la grève, l’assignation au Tribunal Judiciaire de 6 camarades, dont 3 n’avaient pas de mandats syndicaux .

La justice n’a pu que rendre un délibéré gagnant pour les grévistes, tant leur mouvement était réalisé en toute intelligence, sans casse, sans encombre et surtout sans entrave. Les interventions continuaient d’être réalisées par les agents non-grévistes avec des véhicules situés à l’extérieur du site. Pour criminaliser l’action syndicale, la direction est même allée jusqu’à commettre l’erreur, volontaire ou non, de glisser le procès-verbal de police d’une autre base Enedis d’un autre département, également en grève à cette période, tentant de montrer du doigts des actes commis à plus de 100 km de la base ardennaise…

La lutte reconduite pendant 28 jours a payé, les grévistes ont obtenu 70% des augmentations de salaire revendiquées, 2 embauches externes + la création d’1 nouveau poste de technicien sur les Ardennes, des groupes de travail pour assurer le suivi de déroulement de carrière des agents et pour participer à l’élaboration du projet de déménagement, une vigilance et un rappel managérial sur l’attribution de l’indemnité repas, ainsi qu’un étalement des heures de grève jusqu’à l’été.

Ce qui semblait impossible à réaliser pour la direction a été obtenu au bout de 28 jours de lutte sans relâche. Déterminés, les grévistes ardennais se sont relayés jour et nuit, semaine comme week-end, la lutte a fini par payer.

Les grévistes n’ont certes par obtenu la totalité de leurs revendications mais sont fiers de cette lutte qu’ils ont mené. Une lutte victorieuse qu’ils ont su reconnaître au bon moment puisqu’une tempête a éclaté le dernier week-end du piquet de grève et les agents ont pu reprendre fièrement leur mission de Service Public pour réparer les dégâts liés aux intempéries et éviter aux usagers de rester sans courant.

Nadège GUTH
Secrétaire Générale Syndicat CGT Énergies Ardennes

« On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre »  Jean Jaurès

Le président russe a déclenché une opération militaire la nuit du 24 au 25 février. Il a déclaré la guerre à l’Ukraine. Un échec pour la sécurité de l’Ukraine et de la Russie et inséparablement de l’Europe.

Nous condamnons sans réserve cette agression dont les conséquences peuvent être incontrôlables et dramatiques. L’attitude de Poutine est criminelle mais la responsabilité revient aussi à tous ceux qui ont nourri le feu de la confrontation aux portes de la Russie en laissant penser que l’Ukraine pourrait intégrer l’Otan.

Ce désastre aurait pu être évité. Mais, maintenant, il faut protéger les civils. La France doit empêcher l’escalade et ne livrer ni armes ni soldats. Ce n’est malheureusement pas le cas. En effet, l’Élysée a annoncé après un conseil de défense samedi après-midi que des équipements militaires de « défense » allaient être acheminés en Ukraine. Des troupes militaires françaises ont été déployées en Roumanie le long de la frontière Ukrainienne.

L’Allemagne, elle, va livrer 1000 lance-roquettes, 500 missiles sol-air et plusieurs obusiers. L’Union européenne a décidé ce dimanche d’armer l’Ukraine.

En toute indépendance de l’Otan et des États-Unis et sans délai, il est indispensable de remettre toutes les parties autour de la table des négociations sous l’égide de l’ONU. La France trouvera des alliés en Europe et dans le monde pour engager une initiative de paix.

Il est nécessaire de porter fermement la tenue d’une conférence européenne de coopération et de sécurité incluant la Russie pour parvenir à un règlement politique du conflit sur la base des Accords de Minsk, des principes de sécurité et de souveraineté des peuples.

Le président de la République, plutôt que de déclarer de façon péremptoire que « la guerre durera », aurait mieux fait d’affirmer avec force et conviction que l’exigence de la France c’est la PAIX.

Le PCF est solidaire de toutes les forces démocratiques qui se lèvent contre la guerre en Ukraine mais aussi en Russie et en Europe.