Pour la presse locale il n’existe qu’une parole locale c’est celle du maire de Charleville-Mézières. La double page qui lui est accordée s’inscrit dans cette logique. Au fil des questions complaisantes pas grand-chose de nouveau. L’axe majeur des propositions reste la sécurité. Mais sur cette question qui préoccupe légitimement les Carolomacériens pas de revendications à l’égard du gouvernement. Pas évoquées la réouverture d’antennes de commissariat dans les quartiers et l’application de l’îlotage. A la place on a les choses habituelles, le renforcement de la police municipale et des caméras de vidéo surveillance. Pour les résultats que l’on connaît. L’objectif à terme de cent caméras va t-il régler les problèmes d’insécurité que l’on rencontre dans les quartiers? Pas un mot non plus sur l’affaiblissement du service public municipal ou les réalisations, déjà appliquées, du schéma des mobilités alors qu’un référendum aura lieu le 28 novembre…..
Ce que l’on retient de ce long interview c’est que B.Ravignon n’envisage pas de faire toute sa carrière à Charleville-Mézières. Il doit être nostalgique de sa période passée à l’Élysée au service de N. Sarkozy. Il envisage déjà l’après présidentielle et soutiendra, au choix, le candidat de droite le mieux placé. Il maintient ses fonctions multi-cartes comme maire de la ville chef lieu, président de l’agglomération et depuis peu vice-président de la Région Grand Est. Chacune de ces responsabilités nécessite pourtant, à elle seule, une disponibilité à plein temps. Une information que vous ne trouverez pas dans la presse, il existe une opposition de gauche à Charleville-Mézières.
Sylvain DALLA ROSA
29 septembre 2021

A l’initiative de militants(es) Ardennais de gauche (politiques, syndicalistes, citoyens…) le 8 octobre dernier une réunion constitutive d’un comité affichant « Dehors Macron et sa politique » a eu lieu. Cette rencontre récente à Charleville-Mézières a permis un échange fructueux et combatif. Les participants ont tous constaté la nécessité d’engager une dynamique de luttes dans l’unité et l’urgence de recentrer le débat sur l’emploi et le développement économique. « Pas un seul licenciement et maintien de tous les emplois » ce thème aura été au cœur des débats. Des craintes pour l’emploi dans les Ardennes, chez PSA aux Ayvelles ou Walor à Bogny sur Meuse…..ont été évoquées. A contre-courant des problèmes débattus dans les médias, se concentrant sur l’immigration ou le duel à l’extrême droite, les échanges ont montré qu’il est indispensable de faire venir le débat sur les questions économiques et l’emploi dans la période électorale qui démarre.
La première étape des Rencontres des Jours heureux s’est déroulée mercredi 6 octobre 2021 à Billom dans le Puy-de-Dôme à l’issue d’une journée de rencontres de Fabien Roussel sur le Sommet de l’élevage, où le candidat communiste à l’élection présidentielle était accompagné d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et de Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier.
Le 26 septembre le rideau est tombé sur le festival 2021 des Théâtres de Marionnettes. Celui-ci, malgré la situation sanitaire, a connu pendant dix jours une affluence qui marque l’ancrage de ce festival dans la culture carolomacérienne. Ce ne sont pas moins de 45 000 billets pour des spectacles qui ont été diffusés. De festival en festival, Charleville-Mézières assoit sa position de capitale mondiale de la Marionnette. L’exubérante ministre de la culture a même tenu à rappeler l’engagement gouvernemental d’attribuer un label national pour les Arts de la Marionnette.