Jean-Pol Bois a interviewé sur sa vie Jean-Claude Badré.
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Soutien plein et entier à la lutte du peuple palestinien
Sous la conduite de Philippe Martinez, une délégation CGT dont la secrétaire générale de l’UD des Ardennes faisait partie, s’est rendue en Palestine durant 5 jours.
5 jours pour prendre la mesure des souffrances endurées part le peuple palestinien.
Ces derniers mois ont été marqués par le meurtre d’une journaliste par l’armée israélienne, l’accélération de la colonisation, le feu vert donné au nettoyage ethnique de certains villages, l’offensive « préventive » contre Gaza, le raid de l’armée d’occupation contre les ONG palestiniennes et la prolongation scandaleuse de la détention de Salah Hamouri malgré sa grève de la faim.
Plus récemment, 5 palestiniens sont morts et de nombreux blessés sont à déplorer.
Les Européens se disent préoccupés de la situation « inquiétante » dans les territoires palestiniens, de la poursuite de la violence, des tensions sur le terrain et de la continuation de mesures unilatérales telles que l’expansion des colonies.
Aucune déclaration commune suite à la réunion le 3 octobre du Conseil d’association entre l’Union européenne et Israël.
Pire, une prise de position fait la promotion du développement de la coopération entre l’Union européenne et Israël dans de nombreux domaines sans aucune condition explicite et ce tout en se prononçant contre la colonisation, pour la levée du blocus de Gaza et en avançant une fois de plus un « processus de paix » devenu vide de sens.
Cela illustre bien l’ambiguïté des positions de l’Union européenne lorsqu’elle se réclame du droit !
Une pétition d’initiative citoyenne est en cours. L’objectif est d’atteindre 1 million de signatures en vue d’une législation européenne interdisant le commerce des produits des colonies.
Concernant le contexte politique israélien il est pour le moins instable. Le 1er novembre et pour la 5ème fois, les électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs députés à la Knesset. Netanyahou est toujours en lice bien qu’il soit en procès pour corruption et une pléthore de partis de tout l’éventail politique estiment qu’il est inapte à gouverner. Les partis arabes ont contribué à empêcher Netanyahou de revenir au pouvoir lors des dernières élections. Cette fois, l’alliance dénommée « Liste commune » qui comprend les communistes du Maki aborde le scrutin de manière divisée…
Corine POSTAL
Un jeu dangereux
Cela est pratiquement passé inaperçu mais au moment, suite aux élections législatives, de désigner les vice présidents de l’Assemblée Nationale deux députés du Rassemblement National (RN) ont été élus. Les deux candidats du RN ont obtenu 290 voix et 284 alors que leur groupe est de 89 députés. Autrement dit une large partie du groupe de la majorité présidentielle (LREM) a voté pour les candidats RN.
Incontestablement des tractations ont eu lieu en coulisse. Ceux qui s’aventurent, pour des raisons politiciennes, sur ce terrain portent la lourde responsabilité de contribuer à la banalisation des idées d’extrême droite. Non les élus RN ne sont pas fréquentables mais dangereux pour la démocratie. Même si aujourd’hui le RN met en sourdine ses idées les plus extrêmes il reste bien porteur de propositions contraires à la démocratie.
Pour la clarté du débat nos trois députés ardennais seraient bien inspirés de dire comment ils ont voté.
Sylvain DALLA ROSA
L’extrême droite digne de la collaboration
Un comité d’accueil était présent vendredi dernier 28 octobre à l’occasion de la venue dans notre département de Marion Maréchal-LePen l’égérie de l’extrême droite antisociale et xénophobe. A l’appel de la CGT plusieurs organisations (PCF, PS, LFI, Libre Pensée, LDH, MJCF…) avaient tenu à être présentes devant l’Hôtel de Ville de Mézières.
Une centaine de personnes étaient mobilisées pour dénoncer les idées nauséabondes véhiculées par la responsable du parti de Zemmour « Reconquête ».
Avec un service d’ordre bien visible il fallait montrer patte blanche pour rentrer dans un Hôtel de Ville totalement privatisé qui, je le précise, est un bâtiment public donc accessible à tout le monde.
Pour bien marquer leur attachement aux pratiques collaborationnistes « Reconquête » avait pour l’occasion publié une liste noire de « persona non grata » dont des responsables communistes. Cette pratique rappelle les heures sombres de notre histoire afin d’éliminer les défenseurs de la démocratie.
Enfin, dans son discours, M. Maréchal a craché son venin contre les manifestants s’en prenant particulièrement à la « Libre Pensée » qui défend la laïcité. Cela est insupportable pour l’extrême droite.
Pour notre part, nous défendrons avec obstination la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité ».
Sylvain DALLA ROS
Toutes et tous mobilisés le 10 novembre
Les médias se déchaînent sur la meilleure manière de dépenser moins, de faire des économies d’énergie, brodent sur la température extérieure pour mieux renvoyer chacune et chacun vers sa responsabilité individuelle de la crise sociale, économique, écologique et masquer les vraies responsabilités : celles d’une grande bourgeoisie internationale toujours plus avide d’exploiter les travailleurs avec le soutien inconditionnel du gouvernement français.
Le drame humain de la guerre en Ukraine est oublié, banalisé. Alors que le gouvernement français devrait appeler à une conférence européenne pour la paix et la sécurité, sous l’égide des Nations unies comme le demande le PCF, il préfère défendre les intérêts économiques des vendeurs d’armes.
Comme la COVID, la guerre en Ukraine est utilisée pour les profits d’une minorité !
Et les médias, de plus en plus sous la coupe des marchés financiers – heureusement l’Humanité est là – développent les solutions individuelles, face à des enjeux dont la solution ne peut être que collective, favorisent le fatalisme quand ils ne donnent pas la préférence aux idées nauséabondes de l’extrême droite, comme le journal local du groupe Rossel qui reprend encore ce lundi les propos haineux de la petite fille LePen en conclusion de sa visite dans le département.
La bonne nouvelle de la semaine nous vient du Brésil avec la victoire à l’élection présidentielle de Lula : le monde n’est pas condamné à l’oppression ! Le fatalisme n’est pas de rigueur.
En France, le gouvernement prétend résoudre la crise politique en multipliant les 49.3 pour priver la représentation nationale de sa participation à l’élaboration des lois budgétaires, au mépris de la démocratie.
Pourtant le fatalisme n’est pas de rigueur comme le montre la lutte victorieuse des salariés des centrales nucléaires, celle de Chooz dans le département, qui ont arraché de substantielles augmentations de salaires !
Cette lutte pour de meilleurs salaires, contre les prélèvements indus sur le travail par les grands groupes, il nous faut la continuer. C’est le sens du soutien entier du PCF à l’appel par la CGT à une journée de grève et de manifestation le 10 novembre. L’inflation impose le retour à une échelle mobile des salaires comme le propose Fabien Roussel.
Michèle LEFLON
La fermeture de la maternité de Sedan serait irresponsable !
L’Agence Régionale de Santé et la direction de l’hôpital intercommunal Nord Ardenne s’agitent à propos de la maternité de Sedan mais tous les éléments concrets qui filtrent concernent la préparation de sa fermeture ! Cela est irresponsable ! C’est mettre en danger la vie des femmes et des enfants de tout le bassin de vie de cette maternité qui s’étend bien au-delà de Sedan vers la Meuse et l’Argonne Ardennaise. Cela ne correspond pas aux engagements pris lors de la signature du plan de performance et de la fusion des hôpitaux (comme d’ailleurs la remise en cause de la cuisine et de la blanchisserie sur le site de Nouzonville). Après les échanges devant l’hôpital du 22 septembre et la manifestation du 15 octobre, ce sont plus de 4000 pétitions signées (internet et papier) qui demandent des moyens pour pérenniser cette maternité. L’ARS et la direction ne peuvent ignorer les besoins des usager.e.s soigneusement tenu.e.s à l’écart de toute concertation. Ces pétitions seront remises à la sous-préfète de Sedan le 4 novembre à 15 h. Venez soutenir la délégation !
Comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes
Friches industrielles, témoignage d’un riche passé économique
Les collectivités concernées engagent des moyens importants (en millions d’euros) pour résorber les friches industrielles encore présentes sur leur territoire. Sur l’axe de Givet à Carignan ce sont plusieurs dizaines de friches que l’on recense. Les plus emblématiques sont Cellatex à Givet, Thomé Génot à Nouzonville ou la Macérienne à Charleville-Mézières. Entre démolition et dépollution les projets de reconversion prennent du temps. Sans vouloir tout conserver il est néanmoins nécessaire de préserver certains bâtiments qui peuvent dater du 19e siècle.
C’est le cas de l’entreprise Deville à Charleville-Mézières. Cette usine, fleuron industriel, qui était la propriété du conseil départemental est malheureusement à l’abandon. Les élus départementaux ont décidé de revendre cette usine située en centre ville à un groupe portugais. Pour permettre ce rachat il fallait changer le Plan de prévention des risques d’inondations, qui interdit les constructions sur les sites classés PPRI. C’est chose faite de la part de la Préfecture (approuvée par la municipalité) qui transforme, avec un risque certain, en site constructible des terrains qui étaient jusqu’à une période récente classés non constructible.
A l’échelle départementale le dossier des friches industrielles mériterait un groupe de travail sous l’égide de la Préfecture et de l’Architecte des Bâtiments de France. Cette commission permettrait une intervention pour la préservation du bâti de certaines friches. L’exemple de la Manestamp à Charleville-Mézières doit nous alerter sur la dégradation des friches qui dans certains cas sont irréversibles.
Sylvain DALLA ROSA
La réforme de l’enseignement professionnel, une casse de la formation au profit du Capital
Après les différentes réformes du lycée professionnel, ayant vu une réduction des années d’études et des heures de cours, le ministre de l’éducation nationale Pap Ndiaye prépare une nouvelle réforme qui s’apparente à une baisse des compétences des élèves.
En effet, la réforme prévoit une augmentation du temps de stage en entreprise à hauteur de 50% de la formation, au grand dam des cours généraux, préférant un modèle basé sur l’apprentissage. Or ce modèle pose problème à plusieurs égards.
La formation se retrouve en grande partie gérée par les entreprises où les élèves apprennent sur le tas des tâches spécifiques à l’entreprise en question (quand ils ne sont pas simplement attachés à des tâches subalternes), ce qui ne leur garantit pas l’accès à des compétences qui les protègera dans leur recherche d’emploi.
De plus, l’augmentation du temps de stage se fait au détriment des cours, en particulier des cours généraux, ce qui rend plus difficile l’accès à un diplôme protecteur. La baisse du temps de classe compromet la réussite aux examens, d’autant plus quand grand nombre de ces élèves sont issus des milieux ouvriers.
Les chiffes eux-mêmes montrent l’impasse de la réforme à venir. L’apprentissage dans la filière professionnelle représente l’échec de 1/3 des élèves qui sous le coup de ruptures de contrat subies, se retrouvent laissés de côté, sans aucune perspective. C’est pourtant ce modèle que le gouvernement Borne propose à la jeunesse.
Or la mission publique de la formation ne doit pas servir à fabriquer des travailleurs disponibles immédiatement et précaires, mais de « former l’Homme, le travailleur et le citoyen » pour citer le Conseil National de la Résistance.
Ce dont a besoin la jeunesse de France, ce n’est pas d’une réforme qui les officialise comme mains à tout faire précarisées du Capital, mais bien de planification de la formation et de l’emploi comme dans le cadre de la Sécurité d’Emploi et de Formation, mesure portée par les communistes dans la campagne des jours heureux.
Anthony Jacobs-Remacle
Une victoire pour la Sécurité Sociale
En 2021, lors de l’examen du budget 2022 de la Sécurité Sociale, le gouvernement a décidé de faire supporter le coût du Covid-19 par la seule Sécurité sociale. A l’époque, les communistes avaient contesté ce choix, considérant que les dépenses exceptionnelles dues à la pandémie ne relevaient pas de l’Assurance maladie mais de l’État.
Par ailleurs, le poids de la dette est plus faible pour L’État que pour la Sécurité sociale, l’État profitant de conditions de financement beaucoup plus avantageuses.
Dans le cadre de l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2023, les députés communistes ont réaffirmé la nécessité que la dette sociale d’un montant de 18,6 milliards soit reprise par l’État, permettant ainsi à l’Assurance maladie de bénéficier de près de 19 milliards de ressources supplémentaires. L’amendement a été adopté à l’Assemblée Nationale par 119 voix contre 90. Une victoire importante qui devrait permettre à la Sécurité sociale de retrouver des moyens indispensables pour nos hôpitaux publics et l’accès aux soins…
Le 49-3 contre la démocratie
Avec l’application de l’article 49,3, à l’Assemblée Nationale par la 1ére Ministre, la démocratie est de nouveau foulée aux pieds et, avec elle, la santé et la sécurité sociale. Le recours au 49,3 est engagé pour faire adopter sans vote des textes portés par le gouvernement. Il s’agit en l’occurrence du budget de financement de la Sécurité Sociale et du budget pour 2023. Pour combattre cette dérive autoritaire les groupes appartenant à la NUPES ont déposé dans la foulée deux motions de censure.
Il existe une autre voie pour le Gouvernement: il pourrait admettre qu’il n’a pas la légitimité de décider seul, entendre les positions divergentes et les propositions formulées, accepter de tempérer ses ardeurs et avoir le courage de la confrontation démocratique. Les communistes y sont prêts. La démocratie et la politique en sortiraient grandies.
Il est primordiale d’entendre la volonté de changement portée par les français. Aujourd’hui les records battus sont ceux des inégalités sociales et territoriales en matière de santé. Le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de la crise profonde qui frappe notre pays et qui touche le point névralgique de l’hôpital alors que s’étendent les déserts médicaux. Le pouvoir, par sa politique, continue d’assécher les finances de la sécurité sociale en poursuivant la baisse de son financement par les cotisations sociales, passées de 90% à 38% en quarante ans. Chaque année, c’est la foire aux exonérations pour un patronat de plus en plus gourmand.
Le ministre de la santé justifie la baisse par le fait que le budget de la sécurité sociale pour 2022 tenait compte de la crise sanitaire. Mais il oublie les besoins liés aux soins différés. Le covid a interrompu de nombreux parcours de soins: un million d’interventions chirurgicales ont été déprogrammées et leur rattrapage est toujours en cours. Alors que la crise a fragilisé notre système de santé, le gouvernement imagine que les besoins de santé vont diminuer.
Les dépenses de santé affichaient déjà une augmentation tendancielle de 4,5% avant 2019. Par ailleurs le plafonnement de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) à 2,5% pendant dix ans a précipité la fermeture de lits et de services dans les hôpitaux publics, conduit à augmenter la cadence de travail des soignants jusqu’à l’insupportable et nourri la désertification médicale, projetant notre système de santé dans des affres qui exigent aujourd’hui un grand plan de rattrapage.
Ce ne sont pourtant pas les sources de financement qui manquent. Près de 18 milliards d’euros ont déjà été immobilisés par la Cades pour rembourser une partie de la dette liée à l’épidémie de covid-19 et pourraient être réaffectés. Avec 75 milliards d’exonérations de cotisations sociales, notre modèle social s’en trouve affaibli. Mais, comme à l’accoutumée, le PLFSS que vous nous soumettez fait le choix de la réduction des dépenses publiques et sociales au détriment des besoins sociaux et de santé de la population.
