Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF, 1 avenue Gustave Gailly à Charleville-Mézières, nous serons présents au rassemblement à l’appel de l’Union Départementale CGT des Ardennes dans le cadre de la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail.
Perdre sa santé, perdre sa vie au travail est inacceptable. Dans notre monde capitaliste, les inégalités devant la vie et devant les conditions de travail sont criantes : en témoigne l’accidentologie au travail qui touche d’abord les employés et ouvriers, les métiers à risque. L’actualité émaille de drames évitables : un jeune intérimaire de 22 ans affecté au travail de nuit en entreprise tué par un laminoir à pâtes le 17 avril dernier, un ouvrier du bâtiment tombé mortellement d’un toit, sans parler des maladies et risques professionnels sur le moyen et long terme qui touchent d’abord les ouvriers.
Ainsi, il est important de rappeler qu’en 2026, selon les études de l’INSEE, l’écart d’espérance de vie entre les cadres et les ouvriers est encore de plusieurs années. Ce sont plusieurs milliers de personnes qui meurent au travail chaque année, soit 3 personnes par jour. Parmi eux, ce sont aussi des mineurs qui meurent : ils sont surreprésentés dans les accidents du travail. Avec la réforme des lycées professionnels et le renforcement des CFA, cette situation des mineurs en entreprise ne va pas aller en s’arrangeant. Le gouvernement entend développer par cette réforme cynique le modèle de l’apprentissage. Ce nouveau système privilégie l’intérêt immédiat des entreprises au détriment de la formation en lycées fondée sur l’intérêt général. On le voit, c’est aussi la sécurité au travail des stagiaires mineurs qui est en jeu avec cette réforme.
Cette situation est une injustice sociale insupportable qui ne peut pas être une fatalité. Cela passe par des moyens renforcés pour les représentants du personnel avec le rétablissement des CHSCT notamment, la reconnaissance des risques professionnels, l’application stricte des règles de sécurité au travail. Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop rares. Cela passe par des moyens pour les services publics, notamment l’inspection du travail, l’indépendance de tous les acteurs de la santé au travail.
Travailler tue en toute impunité : nous disons que cela suffit !
Rendez-vous Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF de Charleville-Mézières
Irène PERRIN TOININ

Ou plutôt « rien ne change si rien ne change ».
La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.
Vous le savez, la droite et la macronie ne sont intéressées que par l ‘appât du gain… et se moquent du service public, bref, c’est la droite ! Alors partout, ils privatisent petit à petit la SNCF, la poste, l’hôpital…. et des maternités disparaissent, comme à Sedan.
Alors que les Français souffrent encore plus avec la hausse du prix du pétrole, l’urgence du gouvernement est de vouloir qu’ils travaillent encore plus pour consommer plus de carburants sans doute !
L’information vous a peut être échappé mais le gouvernement vient tout simplement de supprimer par décret l’Institut National de la Consommation (INC). Cet organisme de défense des consommateurs créé par l’État en 1966 constituait un centre de ressources et d’expertise au service des citoyens et des associations. Avec cette liquidation, c’est l’émission de télévision Consomag qui disparaît, et l’emblématique magazine 60 millions de consommateurs qui est mis en vente. Le mensuel est reconnu pour ses enquêtes indépendantes sur les produits et services du quotidien, comme celle sur la présence de pesticides dans les protections hygiéniques. Il reste une référence dans le paysage de la presse consumériste. Une fois de plus, l’état choisit de faire des économies sur le dos du service public et de ses usagers !
Le journal L’Union a fait état, les 2 et 3 avril, des difficultés du groupe de formation champardennais Alméa. Ce groupe, d’origine châlonnaise, avait repris en 2016 l’ensemble des CFA des métiers artisanaux (restauration, boucherie, charcuterie, boulangerie, coiffure, …) de Champagne-Ardenne. Il semble que l’origine des difficultés du Groupe Alméa relève de la baisse récente des financements de l’apprentissage qui avaient pourtant été fortement augmentés depuis quelques années.
Le nouveau mandat commence sous de sombres hospices : des coupes sèches de budget aux organismes et manifestations culturelles seraient prévues. C’est ce que nous avons eu la stupeur de découvrir via une publication de la page facebook de la Pellicule ensorcelée le 1e avril. Un poisson goût vinaigre? Les responsables de l’association ont appris par le directeur de la médiathèque Voyelles que les subventions aux « Séances en Court » seraient simplement annulées pour la fin de l’année courante. Qui dit suppression des subventions dit fin des initiatives culturelles…. Et l’on connaît le travail fourni par des organismes comme la Pellicule ensorcelée pour apporter la culture à la portée de toutes et tous, une mission d’intérêt public.
La campagne et les élections des municipales ont constitué un moment politique majeur pour les militants communistes au niveau national comme au niveau local. En amont comme tout au long de la campagne les militants communistes ont pris leurs responsabilités en élaborant une stratégie et des programmes en corrélation avec leurs convictions et les attentes des citoyen.es.