Les adhérents de la Fédération des Ardennes de la Libre Pensée réunis le 5 Février en Assemblée Générale apportent leur soutien total à la lycéenne Mila.
« Cette dernière a reçu de très nombreux messages de menaces ; y compris de menaces de mort suite à sa critique virulente contre L’islam. La Libre Pensée tient à rappeler le droit imprescriptible à la liberté d’expression et à l’exercice du droit d’exprimer son opinion et ceci à l’encontre de toutes les religions. Il ne saurait y avoir aucune entrave de quelque nature qu’elle soit à l’exercice de cette liberté fondamentale. En France même si certains propos peuvent heurter des croyants dans leur foi, le « délit de blasphème. » n’existe plus. La Libre Pensée condamne les propos tenus par le délégué général du culte musulman accusant cette lycéenne de « récolter ce qu’elle a semé » autant dire qu’elle l’a bien cherché. Cela légitime les appels au meurtre. Juridiquement les injures contre les religions et les croyances sont légales, à l’exclusion de celles qui viseraient nommément des citoyens croyants qui méritent le respect dans la pratique de leur foi. La Fédération des Ardennes de la Libre Pensée rappelle que l’essence même de son mouvement est la Liberté, liberté de conscience, liberté d’opinion, liberté d’expression. Elle s’oppose aux contraintes et interdictions religieuses qui sont des obstacles à l’émancipation de la pensée et au progrès de la civilisation. »
Il y a 1 an, s’est reformé le Mouvement des Jeunes Communistes de France dans notre département des Ardennes. Aujourd’hui, forte de plus de 50 adhérents, de plus de 50 militants convaincus et déterminés, la JC redonne l’espoir de jours meilleurs pour les jeunes ardennais.
En France, la Jeunesse Communiste se mobilise partout face à ce capitalisme toujours plus destructeur, face à cette bourgeoisie toujours plus motivée à détricoter les conquis sociaux et à faire son profit sur le dos des travailleurs. Ces conquis arrachés après de longues luttes que nous n’oublierons jamais.
Tout comme le grand Parti Communiste Français, la Jeunesse Communiste entre dans sa 100ème année. Cent ans de lutte auprès du Parti Communiste, cent ans de lutte auprès de la CGT, cent ans de lutte auprès de la CNL, cent ans de lutte auprès de l’ARAC, cent ans de lutte auprès de notre journal l’Humanité, cent ans de lutte auprès des travailleuses et des travailleurs.
La Jeunesse Communiste a toujours été au front pour combattre la classe exploiteuse, le fascisme et la guerre. Grâce à vous, aujourd’hui cet héritage révolutionnaire traverse nos esprits. C’est pourquoi au nom de la Jeunesse Communiste des Ardennes, je tiens à vous dire que nous défendrons ces 100 ans de lutte, ainsi que nos racines.
Vaillants de 2020, nous sommes fils de montagnards, fils de la 1ère République et de la constitution de 1793, fils de Robespierre, de Saint-Just et de Babeuf. Fils de la grande république sociale qu’ont défendu les révolutionnaires du XIXe siècle. Fils de Blanqui, nous sommes, tant le Parti Communiste que la Jeunesse Communiste, les héritiers des communards. Les héritiers de 36 et du maquis, de tous les résistants, de tous les Jeunes Communistes morts pour la liberté en Espagne comme en France. Fils de Rol Tanguy, de Guy Moquet, de Duclos, de Thorez. Fils du programme des jours heureux. Fils de 68, de 95. Et j’en passe.
Jamais, Jamais, Jamais nous ne renieront cet héritage, nous le connaissons et le défendons.
Pour un prolétariat uni, la jeunesse doit s’inscrire pleinement dans la lutte ! Lycéens, étudiants et jeunes travailleurs doivent se lever et se lèveront face aux réformes mortifères des gouvernements successifs. Voilà ce que certains appellent la démocratie. Entre la droite réactionnaire et la gauche sociale-libérale, le vote communiste est le seul vote possible.
Pour finir, dans sa perspective internationaliste la jeunesse communiste défendra corps et âme, les républiques populaires et démocratiques tant en Amérique du Sud, en Afrique qu’en Asie. Notre amour de la partie s’allie parfaitement à notre internationalisme sans faille. Nous ferons toujours le choix de ce qu’ils appellent dictature face à ce qu’ils nomment démocratie si la première est du prolétariat et la deuxième de la bourgeoisie.
Merci à vous, merci pour toutes vos conquêtes, toutes vos luttes, tous vos jours de grèves.
Aujourd’hui nous nous battons pour le retrait de la réforme des retraites. Demain nous fêterons l’avènement d’une société nouvelle !!!
Ces sur les mots de Krasucki que je terminerai, dans son livre Syndicats et lutte de classes il écrivait :
« Aimer la classe ouvrière, combattre pour elle de tout l’élan dont on est capable, cela ne demande pas l’aveuglement, mais la lucidité. C’est apprendre à le faire bien pour la conduire non à la défaite, mais au succès.
Nul n’est plus riche de sentiments élevés que ceux qui s’y consacrent, sinon comment le pourraient-ils ? Mais nul ne réagit aussi vivement lorsque l’on prétend opposer ces sentiments à la raison et à la connaissance sans lesquelles ils sont voués à l’enfer des bonnes intentions.
Et s’il n’y a rien de plus beau, de plus digne d’être vécu que cette vie-là et ce combat, c’est parce que son but est grand et qu’il y faut tout à la fois le cœur et l’intelligence. »
C’est bien pour cela que la JC est indispensable, sa beauté réside dans son indépendance. Elle se doit de former les futurs militants et les futurs cadres de toutes les organisations révolutionnaires et communistes citées plus tôt qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives.
Discours de notre Secrétaire Fédéral Esteban EVRARD au repas des vétérans du Parti Communiste.
Une centaine de convives ont participé le dimanche 2 février au repas du PCF en l’honneur des vétérans. Préparé par un collectif animé par Thierry Debaty, cette journée devait tenir toutes ses promesses. Ce fut l’occasion de remettre la carte de vétérans du PCF (35 années de cotisations) à plusieurs convives.
A près des interventions, notamment celle du Maire de Nouzonville qui nous accueillait, les participants pouvaient découvrir une exposition sur l’Histoire du journal L’Humanité. Cette initiative a été également l’occasion d’évoquer le centième anniversaire de la création du PCF. Fort de 1 400 adhérents au moment du congrès de Tours en 1920 , fondateur du PCF, les militants ardennais avait voté très majoritairement, pour l’adhésion à l’Internationale communiste. Ce sont trois délégués qui représentaient les Ardennes (Jardot- Guillardelle et Boutet).
L’acte de naissance du PCF était écrit pour un long engagement dans les luttes et avoir contribué au progrès social dans notre pays. Fidèle à son engagement de toujours et en solidarité avec les grévistes qui défendent leur retraite une collecte a été organisé récoltant 650 euros.
La loi de finances 2018 comprenait un dispositif de réduction de loyer de solidarité, ce dispositif a coûté aux bailleurs sociaux 10% de leurs recettes, leur imposant de rechercher d’autres sources de financement. La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi « ELAN » pour « l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique », impose aux bailleurs sociaux dont le parc immobilier comprend moins de 12000 logements de fusionner avec un ou plusieurs groupes pour atteindre la taille requise, et ce avant le 1er janvier 2021.
On constate d’ores et déjà localement les effets pervers de ces lois : au niveau du Conseil Départemental, d’aucuns défendent une fusion d’Habitat 08 (bailleur public) avec Espace Habitat (bailleur privé géré par le MEDEF), ce qui aurait pour effet de privatiser partiellement, du moins au début, le principal pourvoyeur de logement social. Il y a de toute évidence une absence de volonté politique de protéger le caractère public du logement social : Habitat 08 ne construit pas un logement de plus que ce que prévoit la loi ANRU (qui stipule qu’il faut démolir les logements devenus insalubres, et en reconstruire autant de nouveaux). D’autre part, Habitat 08 ne rachète pas de logements, alors qu’il suffirait d’en racheter environ 350 pour atteindre les 12000 logements requis et ainsi préserver l’autonomie de la structure. Il est à noter que certains membres du conseil d’administration d’Habitat 08 sont aussi par ailleurs promoteurs immobiliers en privé, faut-il voir derrière les beaux discours sur la préservation de l’unité des territoires, qui cautionnent la fusion avec Espace Habitat, la défense d’intérêts privés ? On peut légitimement se poser la question.
La CNL pour sa part est fermement opposée à la fusion, ainsi qu’à la loi ELAN qui pourrait bien, faute de combat politique, signer l’arrêt de mort du logement social sur fonds publics.
Dernièrement, en conseil d’administration d’Habitat 08, la création d’une société de coopération-coordination a été évoquée, cette structure devrait être chargée de piloter un éventuel rapprochement entre Habitat 08 et Espace Habitat, néanmoins jusqu’à présent, aucune décision n’a été actée.
En dévoilant leurs listes pour les élections municipales, Ravignon (Charleville-Mézières) et Herbillon (Sedan) n’ont pas pu cacher que plusieurs membres sont adhérents dans des partis politiques de droite, à commencer par la République en Marche (LREM) le parti de Macron le casseur des retraites….Pour se justifier ils s’abritent derrière l’argument éculé du « ni droite ni gauche ». Mais si on regarde de plus près les différents noms on remarque vite que tous les responsables politiques de droite (Les Républicains, LREM,Modem….) sont en bonne position sur leurs listes. Lui même, Ravignon n’est pas, quoi qu’il en dise, sans appartenance politique. Il milite depuis de nombreuses années aux Républicains (ex UMP).
Ce rappel n’est pas fait pour entrer dans une polémique stérile mais pour rétablir la vérité vis à vis des électeurs. La droite a, sur le territoire national, la même finalité, casse des services publics et par la même occasion contribuer au démantèlement des collectivités. Il faut mieux savoir à qui on a affaire avant d’aller voter. Un peu d’honnêteté n’a jamais fait de mal à personne.
La proposition du candidat aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux, publiée récemment, préconise de déménager la gare de l’Est pour implanter à la place un « Center Park parisien » est pour le moins incongru. S’agit il d’une vraie proposition ou simplement de vouloir faire parler de lui ? Sa responsabilité d’ex-ministre devrait l’inciter à plus de réserve avant de toucher au patrimoine parisien qui fait partie du bien commun. La gare de l’Est appartient à ceux qui la fréquentent. Les ardennais et particulièrement les carolomacériens sont au nombre de ceux-ci.
Arriver en train au cœur de Paris est pour nous synonyme de désenclavement de notre département. Votre projet est irréaliste tant sur le plan de l’aménagement du territoire que sur le plan financier (chiffré à 1,5 milliards).
Une campagne électorale, même sous l’étiquette « la République en Marche », ne doit pas être le prétexte pour afficher des propositions excentriques. Si certains veulent reverdir le cœur de Paris il existe d’autres solutions notamment en revalorisant les berges de la Seine. Il aurait été préférable de l’entendre sur le retrait nécessaire du plan retraite.Il serait souhaitable que le candidat LREM revienne à la réalité en déclarant que sa proposition était un gag.
Le mercredi 15 janvier en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a nommé 13 nouveaux préfets, il est probable qu’il procède à un nombre équivalent de nominations dans les semaines prochaines. On assiste à un renouvellement des personnels à ce niveau de l’administration, les changements de préfet vont concerner jusqu’à ¼ des départements. Emmanuel Macron a toujours fait état publiquement de sa volonté d’avoir au sein de l’administration des personnels en phase avec la politique gouvernementale. Il semblerait que ce mouvement de remplacement des anciens représentants de l’Etat par d’autres plus « Macron compatibles » s’accélère. Ces nominations ont été faites sous la houlette d’Emmanuel Macron, conjointement avec le ministre de l’Intérieur.
Le nouveau préfet des Ardennes, J-S Lamontagne, est en fonction depuis 3 mois, on peut légitimement s’interroger sur le sens de cette nomination récente, qui coïncide avec la mise en œuvre par le gouvernement de mesures de plus en plus libérales, et une politique de maintien de l’ordre répressive vis-à-vis de la contestation sociale. Le nouveau préfet est-il suffisamment « Macron-compatible » ? L’avenir nous le dira. Il doit y avoir de l’écoute de l’ensemble des élus y compris le PCF.
Une circulaire, adressée à l’ensemble des Préfets par le Ministre de l’Intérieur, demande à ceux-ci, pour les élections municipales, de ne plus comptabiliser dans le classement des appartenances politiques les élus des communes de moins de 9000 habitants. Jusqu’à présent, l’attribution de nuances politiques concernait les collectivités de 3500 habitants et plus. Cette mesure, au delà qu’elle rend très flou la vie politique, vise à masquer le manque d’implantation locale de La République en Marche (LREM) le parti de E.Macron.
Une campagne électorale, même sous l’étiquette « la République en Marche », ne doit pas être le prétexte pour afficher des propositions excentriques. Si certains veulent reverdir le cœur de Paris il existe d’autres solutions notamment en revalorisant les berges de la Seine. Il aurait été préférable de l’entendre sur le retrait nécessaire du plan retraite.Il serait souhaitable que le candidat LREM revienne à la réalité en déclarant que sa proposition était un gag.
Dans notre département cela représente quelques 210 723 ardennais sur le total de 273 579 habitants, dont les élus ne seront plus comptabilisés selon leur appartenance politique. Seuls les élus des communes de Charleville-Mézières et de Sedan, de plus de 9000 habitants, seront désormais comptabilisés. Cette opération est particulièrement bienvenue pour LREM qui compte des candidats dans ces deux villes mais très peu dans le reste du département. C’est dans les listes de droite, conduites par Ravignon et Herbillon, qu’on retrouve ces candidats. Au lendemain des élections municipales LREM pourra donc pavoiser en affichant des résultats sur seulement 23% des électeurs. Sa représentativité sera ainsi faussée.
Ce tour de passe-passe est condamné par pratiquement toutes les associations d‘élus. Ainsi, l’Association des maires de France réclame, avec raison, le rétablissement de la méthode antérieure.