Le Chef d’État-major des Armées, le général Fabien Mandon, a eu des propos scandaleux au congrès des maires de France, exhortant les Français.es à « accepter de perdre nos enfants » Cela témoigne du niveau de l’offensive idéologique déployée pour justifier les investissements colossaux mobilisés par la France pour participer, elle aussi, à la course aux armements relancée par les États-Unis de Donald Trump et préparer les esprits à une guerre contre la Russie.
Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, a eu des propos très clairs lors de son meeting le 23 novembre à Marseille devant 1500 participants : « Jamais nous ne voterons des crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêts à envoyer nos enfants se faire tuer pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. »
Dans une longue déclaration sur la situation internationale, le Conseil National du PCF, réuni le week-end dernier, explique comment les classes dirigeantes européenne et française utilisent la guerre pour tenter de résoudre des contradictions qui vont croissantes, pour tétaniser les opinions, surexploiter les travailleur·euses et recomposer l’économie, ainsi que pour légitimer l’offensive qu’elles mènent contre les peuples.
Des points d’appui existent en Europe, comme en témoigne le refus du gouvernement espagnol de suivre les surenchères militaristes des États-Unis et de l’Otan.
Il faut prendre, en toute indépendance de l’OTAN, des États-Unis et des politiques de l’UE, une initiative de paix en Ukraine, en coordination avec les différents plans de paix déjà proposés, reposant sur l’autodétermination des populations concernées, assurant la souveraineté et la neutralité du pays sous garanties de sécurité de l’ONU.
Il est nécessaire de refonder une politique de défense nationale et populaire, rompant avec un modèle industriel néolibéral et impérialiste. La politique de défense doit être concentrée sur les besoins stricts de la défense nationale autour d’un outil modernisé placé sous contrôle de la nation et sur la construction d’un pôle public industriel de défense en articulant les applications civiles et militaires.
À l’opposé de l’engrenage guerrier et de l’économie de guerre, il faut tendre la main aux pays du « Sud global » qui appellent à la rupture avec les politiques de bloc et avec l’hégémonie du dollar pour un nouvel ordre du monde de paix, de coopérations et de respect des exigences de souveraineté, fondé sur le multilatéralisme, sur les principes de la Charte des Nations Unies et sur le respect du droit international.
Michèle LEFLON
