Depuis bientôt un mois le climat social en France s’est accéléré. Dès la fin de l’été les premières indications au sujet du futur budget préparé par le gouvernement laissaient entrevoir une rentrée sociale particulièrement revendicative.
Le véritable coup d’envoi de cette rentrée est venu de la jeunesse après les premières semonces portant sur l’urgence d’augmenter les salaires, émanant des organisations syndicales, toutes soutenues par le PCF.
Les lycéen.nes ulcéré.es par la situation dans laquelle ils tentent d’étudier sont descendu.es unanimement dans la rue pour dire STOP à la poursuite de la dégradation de leur quotidien.
« Parcoursup », le manque d’enseignants, l’incohérence de leur emploi du temps, due au manque de prof, l’inconfort et l’inadaptation des locaux aux nouvelles conditions climatiques…
La totalité de ces revendications étant approuvées et soutenues par le corps enseignant a vite donné naissance à un large mouvement revendicatif dans tout le pays.
La pertinence de cette prise de conscience de la jeunesse face à la réalité de la situation a largement débordé le cadre lycéen et déclenché une large union solidaire pour réclamer une prise en compte des revendications et une véritable écoute d’un gouvernement restant retranché dans un mutisme total.
Cette situation de non prise en compte de revendications totalement justifiées venant s’ajouter à une inflation galopante des produits essentiels (alimentation, gaz, carburants…) a débouché sur un grand rendez-vous revendicatif le 17 octobre dernier.
Sans commenter ce qui n’est pas nécessaire d’être fait, ce samedi 17 octobre a donné lieu à des comportements inqualifiables, servant de prétexte aux forces réactionnaires pour jeter l’opprobre sur ces manifestations.
Dès le lendemain le PCF par la voix de son secrétaire national, Fabien ROUSSEL, appelait ses militants ainsi que ses élus à participer aux élans de solidarité pour réparer et nettoyer les dégâts provoqués par les casseurs. Il ajoutait que ces actes de vandalisme contribuaient à détourner l’immense attente des 800 000 manifestants qui avaient défilé pacifiquement et dénonçait le manque de considération accordé aux revendications qu’ils portaient.
Ces manifestants ne demandent pas l’octroi de privilèges, mais des conditions de vie et d’études dignes.
Comme le dit F. ROUSSEL : « faisons vivre cette France qui respecte son peuple et protège ses enfants »
Patrick LATTUADA
Secrétaire Fédéral
