Ces derniers jours, les lycéens sont mobilisés en blocage de leur lycée et manifestations pour exiger des moyens pour l’Éducation partout en France. Nous soutenons leurs revendications.
Mardi 6 octobre partout en France, les agents publics en grève à l’appel de leurs syndicats ont rejoint les lycéens dans la rue dans de grandes manifestations pacifiques. Les services d’ordre de la CGT étaient présents en nombre pour protéger les cortèges et notre jeunesse pleine d’avenir. Comme on l’a vu à Marseille, c’était tout un cordon qui encadrait les 30 000 manifestants , permettant aux jeunes et au moins jeunes d’exprimer leurs revendications en toute sécurité. Parce que des raisons de la colère, il y en a au sein de l’Éducation Nationale : des bâtiments non-entretenus, devenus passoires thermiques, des profs non-remplacés, des postes non-pourvus, etc. Les moyens sont rognés au détriment de ceux qui en ont le plus besoin en premier, renforçant les inégalités année après année. La situation de l’Éducation Nationale reflète la situation de l’ensemble du service public. Or, lorsque le service public perd des moyens, c’est la République qui recule. C’était bien le sens de mon propos lors du dernier conseil communautaire. J’ai pu constaté le désengagement de l’État dans les politiques de santé publique, d’enseignement supérieur, d’équipements sportifs sur notre territoire. Les collectivités locales peuvent tenter avec plus ou moins de ferveur de pallier les manquements de l’État, il n’en reste pas moins qu’une collectivité territoriale n’en a pas les moyens : ce sont des inégalités sociales et territoriales qui s’ajoutent.
Quand on exprime notre désaccord, on nous renvoie dans les ronces. Et les lycéens en paient les frais avec une médiatisation affligeante qui ne parle que des casseurs et une violence inouïe à l’encontre de jeunes qui s’expriment comme on l’a vu à Lens avec ce jeune de 15 ans qui a eu sa main arrachée. Le PCF affirme toute sa solidarité avec le mouvement lycéen.
Parce que la santé, l’éducation, la culture et l’accès aux sports doivent rester des services publics de qualité, accessibles à toutes et tous sans distinction sur notre territoire, nous restons mobilisés aux côtés des lycées et des agents du service public.
Irène PERRIN TOININ
Conseillère municipale et communautaire d’opposition communiste de Charleville-Mézières
