La dernière réunion du Conseil départemental apparaît comme surréaliste. Majorité et opposition sont tombées d’accord pour constater les difficultés financières et déclarer que la gestion de la collectivité territoriale était contrainte. Ce n’est pourtant pas une situation nouvelle. Ce qui est nouveau c’est la droite et la supposée gauche qui se retrouvent unies pour appliquer l’austérité. Certes, le désengagement financier de l’État accule le Conseil départemental qui doit faire des choix dans sa gestion. Ainsi, par exemple, les dépenses sociales augmentent et sont plombées par la crise sanitaire (COVID 19). Mais les choix proposés ne peuvent recevoir l’accord de ceux qui défendent un conseil départemental utile aux Ardennais.
Ainsi, pendant des années le Conseil départemental a investi dans des projets pour plaire aux élus de droite et afin que dans la lutte de pouvoir le Président garde sa majorité. L’exemple du musée Guerre et Paix à Novion-Porcien est significatif.
On peut également évoquer l’abandon de la voie de contournement et pour lequel le Conseil départemental a investi 3 millions…….à perte. Il ne s’agit pas d’entretenir des clivages politiciens mais de marquer les différences qui existent entre une gestion progressiste et celle actuelle d’accompagnement de l’austérité. Le prochain mauvais coup est de s’attaquer aux collèges. Entre autres, la fusion des collèges de la Ronde Couture est largement contestée par les enseignants et les parents d’élèves.
Les sujets controversés sont multiples. Rappelons la colère des agents de la collectivité à propos du gel de leur salaire ou la polémique développée par la Directrice des services en 2019 regrettant l’absence « d’un dispositif de contrôle interne » en laissant entendre qu’il y a eu des malversations. Concernant la fiscalité après une hausse de 9% en 2017 le taux est revenu à la normal avec une augmentation annuelle de 1% . Autant de sujets sur lesquels l’opposition devrait demander des comptes au Président du Conseil départemental. Manifestement ils ont choisi une démarche inverse.
Sylvain DALLA ROSA

Depuis plusieurs décennies, notre société est abîmée par le chômage de masse. En 4 ans, le Président de la République et sa majorité ont continué à affaiblir nos services publics et à désindustrialiser le pays.
Ce mardi 9 novembre, le Président de la République a parlé. On le savait prêt à tous les mensonges, mais là il a battu un record ! Il s’attribue le mérite de l’augmentation des retraites des agriculteurs. Quelle honte ! A-t’il oublié tout ce que son gouvernement et les députés LREM ont fait contre la proposition de loi d’André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale et la ténacité qu’il a fallu à André pour arriver à la faire passer ! S’il veut pouvoir continuer à se vanter de sa politique des retraites, sans doute lui faut-il nommer André Chassaigne ministre de la Sécurité Sociale ! Mais il faudrait aussi qu’il change radicalement sa vision du travail : ce n’est pas le travail qui coûte cher, mais le capital et c’est lui qu’il faut taxer comme le propose Fabien Roussel.
La délégation Ardennaise présente ce dimanche 31 octobre pour le banquet célébrant le centenaire de la Dépêche de l’Aube en présence de Fabien Roussel. Près de 300 participants pour fêter la pérennité du journal de la classe ouvrière du département, mais aussi pour continuer cette histoire au travers du défi des jours heureux que nous relèverons tous ensemble.
Il y aura 103 ans le 11 novembre 2021 que la guerre de 1914-1918 cessait par la signature d’un armistice entre la France et l’Allemagne avec l’accord du Royaume Uni et des USA. Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants. Cette guerre avait coûté 10 millions de morts et 20 millions de blessés et de mutilés. Tout au long de ces combats les soldats des deux camps montreront leur désespoir, leur refus de cette guerre impérialiste au premier chef. Les commandements français, devant cette colère, pour masquer leurs responsabilités, ont convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.