Les jeunes abandonnés de la Région Grand Est

Au cœur des mobilisations lycéennes, leur avenir, Parcoursup, leur orientation !

L’Éducation Nationale a abandonné sa mission d’orientation, délaissant son service d’orientation pour en confier la responsabilité aux professeurs principaux des classes dont ce n’est pas le métier. Le but est pour nos gouvernements successifs une adéquation formation/emploi et le tri social !

Régions de France qui regroupe les présidents des conseils régionaux, réclame la décentralisation totale de l’orientation, avec les risques que cela comporte de mise en concurrence des régions !

Mais cherchez l’erreur ! La région Grand Est ne veut plus assumer ce qu’elle faisait : contribuer au fonctionnement des missions locales. Les missions locales, ce sont elles qui accueillent les jeunes sortis du système scolaire qui cherchent une formation ou un emploi. Déjà en 2025 le conseil régional à majorité de droite avait réduit son financement : sa part dans le budget global moyen des Missions Locales était ainsi passée de 16% à 10% selon l’Association Régionale des Missions Locales. Pour 2026, la région a attendu octobre pour qu’un courrier laconique de la 1ere Vice-Présidente de la Région, Valérie Debord, annonce la décision de mettre fin au financement pour 2026 ! Et pour 2027 aucun financement n’est prévu !

Cela s’ajoute à deux années de baisse des financements de l’État. Pour 2027 c’est encore moins 5,5 % pour le financement des missions locales au projet de loi de finance actuellement en débat au parlement. L’hypothèse d’une fusion avec France Travail a été évoquée il y a quelques années : ce serait un véritable scandale, oubliant totalement tout l’accompagnement personnalisé que font les conseillers des missions locales.

La décision de la région Grand Est met en péril les missions locales. Déjà, celle du Sud-Ardenne tire la sonnette d’alarme. Notons l’hypocrisie de sa présidente, Pascale Gaillot, qui regrette le non financement par la région, alors qu’elle fait partie de la majorité régionale !

Certes les finances des collectivités sont mises en difficulté par nos gouvernants qui préfèrent donner 211 milliards d’aide aux entreprises sans transparence ni contrepartie ! Mais il y a des choix politiques à faire ! Abandonner les plus vulnérables de nos jeunes en les privant de l’accompagnement des missions locales dans leur quête d’avenir n’est pas le choix que l’on attend d’élus responsables.

Michèle LEFLON