Des bas salaires dans les Ardennes !

Une étude de l’INSEE confirme une réalité connue : les salaires sont bas dans les Ardennes avec un salaire moyen dans le secteur privé de 2332€, à la 60ème place nationale, largement derrière la moyenne nationale à 2733 €.

Avec 1838 € par mois, le salaire moyen des employés du secteur privé des Ardennes est particulièrement bas, contre 1941€ de moyenne nationale : c’est la 4ème plus basse valeur nationale.

L’étude montre aussi la persistance de fortes inégalités de salaires entre les femmes et les hommes : en moyenne 363€ de moins pour les femmes dans notre département.

Par contre le salaire moyen des ouvriers est dans les Ardennes dans le top 10 des salaires les plus élevés : 2107€ pour une moyenne nationale à 2051€. Cela témoigne à la fois de la qualification de l’industrie ardennaise et de la combativité de ses salariés et des luttes historiques pour de meilleurs salaires.

C’est dire aussi la place que notre département peut avoir dans une nouvelle industrialisation de notre pays mettant à l’ordre du jour la réappropriation des moyens de production, des pouvoirs nouveaux à donner aux salariés, aux syndicats, une stratégie de planification pilotée par l’État au service de la transition écologique, de la reconstruction de filières intégrées allant des matières premières à leur transformation. Évidemment, cela impose de reprendre la main sur l’argent, le rôle des banques, le rôle de l’État et de l’argent public.

Des cadeaux mais à qui ?

Le ministre des PME, de l’artisanat, du tourisme et du commerce s’est félicité de l’augmentation de la consommation durant les fêtes de fin d’année mais à quel prix ? 4 Français sur 10 s’endettent pour financer ces dépenses ou contractent pour certains des crédits à la consommation…

D’autres, en majorité les grands groupes pour ne pas les citer, sont très généreux et font des « cadeaux » avec de l’argent public donc l’argent du contribuable, ce qu’on appelle le mécénat.

Ils font la une des plateaux télé quand ils « donnent » ! Mais, depuis 2003 et la loi sur le mécénat, ils bénéficient d’une exonération fiscale de 60 % à la hauteur de leurs « dons ». C’est le système le plus généreux de l’OCDE ! Le coût pour le contribuable ? 1,7 milliards en 2024 ! En 2020, le législateur a même tenté de « corriger » les plus gros abus en ramenant à 40 % l’exemption fiscale pour toutes les donations supérieures à 2 millions d’€ !

Non seulement ce recours au mécénat coûte peu cher aux grands groupes mais il soigne aussi leur image de marque. En échange de leur « générosité », ils négocient des visites privées, des salles à leur nom, des publicités dans des brochures etc…

Ces multiples bénéfices expliquent le grand succès de ce dispositif. Le gros des sommes dépensées se concentre dans les mains de grands groupes comme LVMH, TotalEnergies, L’Oréal par exemple.

Comme il s’agit surtout de faire de la communication, les donations sont concentrées sur des causes consensuelles : grands musées, grandes écoles…

Entre Bernard Arnault et le Louvre, dîners privés, défilés de mode se multiplient en partie aux frais de l’État et du musée. Entre 2018 et 2024, l’établissement a préféré acheté de nouvelles œuvres au détriment de la rénovation des bâtiments et de la sécurité. On comprend mieux le casse qui a eu lieu le 19 octobre 2025 !…Ces dons pèsent donc sur la liberté d’action des institutions qui en profitent.

Quant à l’État, en 2018, la Cour des Comptes appelait les pouvoirs publics à redéfinir le cadre et les modalités du soutien au mécénat des entreprises car le constat a été fait d’une dépense fiscale non pilotée, mal évaluée et pratiquement jamais contrôlée…

Et pendant ce temps, les besoins des associations qui pallient de plus en plus à des missions de service public et qui bénéficient à toutes et tous ont vu leur financement diminué de façon drastique alors que les besoins sont énormes…

Le coût du mécénat peut paraître une goutte d’eau à l’heure actuelle mais ajouté au scandale des 211 milliards d’€ d’aides publiques versées aux entreprises dénoncé dans un rapport sénatorial, ça commence à faire beaucoup quand le budget proposé par le gouvernement ne s’attaque majoritairement qu’aux « petites gens»!

Comme le dit fort bien Fabien Gay, sénateur communiste et rapporteur de la commission d’enquête, un contrôle, de la transparence et des conditionnalités à l’attribution de ces aides sont une exigence démocratique.

Corine POSTAL

Vœux

La fédération des Ardennes du PCF et sa section de Charleville-Mézières présenteront leurs vœux le vendredi 16 janvier à 18 h et vous invitent à cette occasion à partager la galette républicaine.

Venezuela : Trump se veut maître du monde !

Pour la paix et la solidarité entre les peuples, 2026 a vraiment mal commencé ! L’enlèvement du président du Venezuela, Nicolas Maduro, par les forces armées étasuniennes est une ingérence inadmissible avec pour but d’affirmer la suprématie des États-Unis en Amérique du Sud et de s’emparer des puits pétroliers.

Cette agression viole la souveraineté d’un état, piétine la charte des Nations Unies. C’est aussi un aveu de faiblesse du capitalisme mondial en crise. Il s’agit, en mettant la main sur les hydrocarbures vénézuéliens d’inverser une baisse de régime du roi dollar. Le billet vert est devenu une monnaie commune mondiale de fait depuis 1971 et la proclamation de la fin de sa convertibilité en or imposée par l’administration Nixon. Ce qui l’a transformé en « valeur refuge », permettant à Washington de drainer l’épargne mondiale vers les États-Unis. Mais le système donne des signes d’essoufflement, d’autant plus que la suprématie du billet vert est contestée ouvertement par les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et plus globalement par les pays dits du « Sud global ». Et par exemple, les ventes du pétrole vénézuélien à la Chine ne se faisaient plus en dollar !

Dans cette fuite en avant impérialiste, Trump menace la Colombie, le Mexique, Cuba, le Groenland !

La réponse mondiale doit être à la hauteur de la menace pour la paix et le développement ! Et pourtant, en Europe, seule l’Espagne a critiqué cet odieux kidnapping. L’alignement de la commission européenne et de la diplomatie française avec à sa tête E. Macron sur l’impérialisme étasuniens n’est pas tolérable !

En se rangeant derrière la stratégie américaine de changement de régime, Emmanuel Macron engage notre pays dans une logique de domination et de vassalisation politique qui nie la souveraineté populaire qu’il prétend défendre. Cette prise de position est du côté de la force contre le droit, de l’ingérence contre la démocratie, et constitue une rupture grave avec toute ambition d’indépendance diplomatique.

Le PCF affirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien et tous les peuples menacés par l’impérialisme trumpiste, en particulier Cuba.

INVITATION

La fédération des Ardennes du PCF et sa section de Charleville-Mézières présenteront leurs vœux le vendredi 16 janvier à 18 h au siège de la Fédération du PCF 08 et vous invitent à cette occasion à partager la galette républicaine.

Nouvelles des Ardennes interrompt sa parution pendant les fêtes : prochain numéro le 8 janvier. Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

LE TEMPS DES PROMESSES 

Nous entrons dans la période des bilans et des résolutions ressemblant fortement à des promesses. Cette période et ses engagements ne laisse personne indifférent, notamment à l’approche de l’organisation des très prochaines élections municipales.

La plupart de maires sortants, candidats déclarés ou pas, n’échappent pas à la règle et beaucoup dressent un tableau final largement favorable à l’accomplissement de leur mandature, mais si l’on se donne la peine de regarder de près, les résultats sont bien moins flatteurs que ceux annoncés.

D’après un sondage récent la grande préoccupation des citoyens serait la sécurité. Bien entendu que la sécurité est importante, elle fait partie des conditions majeures à obtenir pour évoluer dans un quotidien rassérénant.

Mais le bien être de chacun.e ne tourne pas uniquement autour du nombre de caméras urbaines, ou de policiers et ou militaires armés.

L’environnement doit aussi répondre à certaines conditions afin que toutes les strates de la population s’épanouissent dans des conditions de vie menant à la tranquillité.

Ces conditions se doivent d’apparaître dans les futurs programmes électoraux qui vont être soumis à tous les électrices, électeurs des différentes communes des Ardennes.

Sans en faire un programme exhaustif voici quelques exemples qui seront portés et défendus par les candidats de gauche, communistes en particulier : maintien et développement des services publics, défense de l’enseignement public, continuité des cycles d’études supérieures là où ils sont implantés, soutien au monde associatif, accessibilité augmentée à la culture, développement des transports en commun aidant à la multi modalité, respect de l’environnement…

À chaque future électrice, électeur de porter la plus grande attention aux programmes de celles et ceux qui vont leur demander de voter en leur faveur.

Patrick LATTUADA

PLFSS les communistes pour la SÉCURITÉ SOCIALE

Face à l’imbroglio durant le long débat sur le PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) les parlementaires et les militants communistes ont agi et expliqué avec une boussole, celle de faire vivre et durer le principe même de la sécurité Sociale porté par Ambroise CROIZAT, son fondateur : de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins.

Les parlementaires communistes ont révélé au grand jour le mensonge d’un déficit insurmontable de la Sécurité Sociale et combattu les forces réactionnaires qui veulent la détruire méthodiquement pour servir encore un peu plus le profit d’une minorité.

Malgré le leurre du pseudo moratoire sur la réforme des retraites, l’union des forces de gauche a obtenu quelques victoires : l’abandon de deux jours fériés, retour à l’indexation des pensions et minima sociaux, rejet des doublements des franchises médicales…

Face à ce bilan contrasté, les députés du groupe GDR ont choisi majoritairement de voter contre quand d’autres ont fait le choix de l’abstention !

On ne peut que constater que ce budget bâti sous la pression de toutes les droites, extrême comprise, reste encore très éloigné des besoins de notre système public de protection santé.

Le PCF fort de ses élu.es et militant.es poursuivra avec détermination le combat pour le développement de la Sécurité Sociale apportant une réelle réponse aux besoins de santé des citoyen.es.

Patrick LATTUADA

L’Économie Sociale et Solidaire, variable d’ajustement des budgets publics

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) est ancrée dans la vie quotidienne de la population locale. Elle regroupe toutes les entreprises relevant des associations, des coopératives et de la (vraie) mutualité. Dans les Ardennes, cela représente près de 12% des emplois (plus de 220 000 dans le Grand Est pour près de 174 000 équivalents temps plein). Non seulement ces entreprises pèsent lourd dans l’emploi, mais elles jouent un rôle essentiel dans la société, en matière économique, de cohésion sociale, de solidarité… La plupart du temps, elles accomplissent des missions de service public pour l’Etat et les collectivités territoriales (reprises d’entreprises, accueil et accompagnement des jeunes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’exclusion, complémentaire santé…).

Depuis plusieurs années déjà, les entreprises de l’ESS sont considérées, par les décideurs publics, comme des variables d’ajustement des politiques budgétaires. Mais, en 2026, un début de catastrophe risque bien de s’annoncer avec les budgets en cascade de la Sécurité Sociale (PFLSS), de l’État et des collectivités locales. Les augmentations de cotisations (mutualité) et les économies imposées aux entreprises de l’ESS risquent fort d’avoir raison de nombre d’entre elles. Par exemple, 1/3 des associations du secteur sanitaire, social et médico-social (IME…) se disent, aujourd’hui, en grande difficulté financière, une situation qui risque fort d’exploser en 2026.

Autre exemple : la population se dit très inquiète face à l’insécurité, une réalité dont le ressenti est accentué par les médias qui, pour de basses raisons d’audience, fabriquent une caisse de résonance aux faits divers. Certes, il ne faut pas ignorer l’insécurité, bien au contraire. Et justement, les entreprises de l’ESS, en particulier les associations par leur présence sur le terrain, peuvent encore plus être un vecteur essentiel de lutte contre l’insécurité.

Alors, non seulement les entreprises de l’ESS ne devraient pas être une variable court-termiste d’ajustement budgétaire, mais elles devraient être considérées, pour l’avenir de notre pays et des collectivités territoriales, comme l’une des principales solutions aux problèmes et aux tensions auxquels font face nos concitoyens.

Patrick TASSIN

Sacrifier des bêtes au capitalisme

Ce n’est pas pour rien, si le seul syndicat agricole à ne pas soutenir le mouvement de colère actuel des agriculteurs, c’est la FNSEA. C’est le syndicat dominé par les intérêts financiers de l’agro-industrie à l’image de son président, Arnaud Rousseau, céréalier, également à la direction de la multinationale agro-industrielle Avril, une firme présente dans les huiles.

La colère des éleveurs est justifiée : l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse pourrait être enrayée par la vaccination, mais cela ferait perdre à la France son statut de pays indemne et l’empêcherait d’exporter sa viande, selon la réglementation européenne. Alors la politique appliquée est l’abattage de toutes les bêtes d’un troupeau où il y a un cas ! Au mépris du respect des animaux, de la diversité génétique et du travail des éleveurs ! C’était déjà le retard à la décision gouvernementale de délivrer des vaccins qui avait amplifié la fièvre catarrhale touchant ovins et bovins dans les Ardennes l’année dernière.

À cela s’ajoute le MERCOSUR, cet accord avec les pays de l’Amérique du Sud que la Commission Européenne est prête à signer. Il s’agit de supprimer 91 à 92 % des droits de douane auxquels sont assujettis les biens et services. L’Europe ouvrirait ses portes à 99 000 tonnes de viande bovine assujetties à un droit de 7,5 % !

Mais la colère ne doit pas conduire à épouser les propositions du RN, devenu la roue de secours du grand capital, face à l’incurie gouvernementale !

Michèle LEFLON

LAÏCITÉ en DANGER 

Le 9 décembre 2025 un collectif, initié par la Libre Pensée, composé de, syndicats (CGT, UNSA, FSU), partis politiques (PCF, PS, génération s), la Ligue des Droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, ARAC et la CNL a organisé une soirée ouverte au public avec la projection d’un film (retraçant l’historique) et débats sur la loi du 9 décembre 1905 de la séparation de l’église et de l’état, dont on fêtait les 120 ans

Au cours du débat les participants ont souligné qu’il était surprenant que cet anniversaire soit passé sous silence par le chef de l’État et son gouvernement et constaté l’extrême discrétion observée des médias qu’ils soient journalistiques, radiophoniques ou télévisés.

À ce jour, seul le journal l’Humanité a eu une initiative spécifique sur cet anniversaire. Il a organisé un débat filmé sur sa chaine d’info YouTube, animé par deux de ses journalistes avec comme invités Nicolas CADÉNE, fondateur de ‘’ Vigie de laïcité’’ et Jérôme GUEDJ député PS.

Côté partis politiques seul le PCF a organisé une journée commémorative sur cette loi, c’était le 1er décembre en son siège national. Cette journée avait pour but de réaffirmer ses positions et sa détermination pour protéger cette loi garante du respect de tous les cultes, de la liberté d’expression et de la démocratie qui comme le disait Aristide Briand:

la loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi’’.

Car comme il est régulièrement annoncé ces derniers temps, la laïcité n’est pas seulement remise en cause par les intégristes musulmans, mais par tous les intégristes, allant de MENARD, maire de Bézier, à TRUMP et autres CIOTTI, RETAILLEAU…à qui l’on offre la parole, tous porteurs du message réactionnaire de l’extrême droite ayant pour unique objectif de fragiliser cette loi au nom du respect de la laïcité vu par le prisme du catholicisme et la stigmatisation de l’islam.

Patrick LATTUADA