Balade sur les pas de Jean Meslier le Samedi 10 Juin

L’association “Les Amis de Jean Meslier” vous convie à sa balade sur les pas de ce personnage atypique et athée : curé, philosophe matérialiste, précurseur des « Lumières ». Départ devant la salle des fêtes d’Etrépigny à 14h, visite de l’église, chemin du curé jusqu’à Balaives et Butz avec commentaires par des spécialistes : Yvon Ancelin et Serge Deruette ; en fin d’après-midi : pot de l’amitié offert par l’association et pique-nique tiré du sac.

Soyez les bienvenus!

Geneviève CHEVRON-CHAMPY

Accès aux soins : la population pénalisée !

Difficile de trouver un médecin traitant dans les Ardennes ! C’est le résultat de dizaines d’années de limitation du nombre de médecins formés, par des décisions des gouvernements successifs pour limiter les dépenses de santé mais avec le soutien des syndicats les plus réactionnaires de médecins : ce qui est rare est cher !

La situation n’est pas près de s’arranger car le Président de la République n’a remis en cause le numerus clausus, le mécanisme qui limitait le nombre de médecins formés, que dans les mots, pas dans les actes !

Ce qui est rare est cher ! Des médecins ardennais ont donc décidé de passer à l’acte en faisant payer plus cher de 5€ leurs consultations, au-delà du tarif remboursé par la Sécurité Sociale, un surcoût totalement à la charge de leurs consultants !

Certes, leur situation est difficile – trop de travail – et les relations compliquées avec une Sécurité Sociale aux ordres du gouvernement. Mais ce n’est pas une raison pour pénaliser la population ! Ni d’affirmer comme le fait l’un d’entre eux dans la presse locale « Nos entreprises sont en danger », symbolisant crûment comment la santé a été transformée en une marchandise.

Cela montre plus que jamais l’urgence d’un service public de soins de premier recours autour des centres de santé avec des médecins salariés et non payés à l’acte et d’un retour à une gestion démocratique de la Sécurité Sociale redonnant le pouvoir de décision aux cotisants avec l’élection directe de leurs représentants.

Michèle LEFLON

La Région et la SNCF c’est le service minimum

Créé en 2016 dans la Région Grand Est les COREST ( Comités régionaux des services de transport) ont pour objectif d’instaurer un dialogue avec l’ensemble des acteurs du transport régional. La réunion qui vient de se dérouler, le 5 juin dernier à Rethel, était loin du compte en matière de dialogue. Devant une assistance clairsemée les deux intervenants qui animaient ce COREST étaient la Région Grand Est et la SNCF. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas répondu aux grandes questions qui se posent en matière de transport ferroviaire.

A l’exemple de la ligne Charleville/Givet et malgré une demande claire aucune réponse n’a été apportée. D’une fréquentation de l’ordre de 900 000 voyageurs par an dans les années 2000 une baisse régulière de la fréquentation à quelques 500 000 voyageurs est comptabilisée aujourd’hui. Cette chute vertigineuse devrait interpeller sur l’attractivité des transports ferroviaires. La situation de la ligne Charleville/Givet où des travaux, échelonnés sur plusieurs années, avaient été estimée à 140 millions d’euros, nous n’en sauront pas plus sur les investissements réalisés. Du haut de leurs certitudes les organisateurs n’ont à aucun moment indiqué qu’ils prendraient en compte les souhaits exprimés.

Sur le cadencement, qui pourrait paraître comme une avancée, sur les différentes lignes TER aucune réponse n’a été fournie face aux besoins présentés et argumentés par les trop rares usagers présents. Aucune précision non plus sur la réalisation du tronçon Givet/Dinant.

Concernant la tarification des TER (billetterie) l’intervention de la Région permet des tarifs attractifs notamment pour les étudiants.

Cette soirée n’avait rien de constructive. La situation du transport ferroviaire continue à se dégrader, notamment depuis l’arrivée du TGV en 2007 avec la suppression des trains Corail et la fermeture de pratiquement toutes les gares. Aujourd’hui il ne reste plus que deux liaisons TGV directes sur Paris par jour sur notre département.

Ce COREST traduit bien la volonté de l’entreprise SNCF de raréfier son offre en limitant au maximum les gares ouvertes au public avec du personnel cheminot. Même politique dans le domaine des circulations, sans que la région autorité organisatrice des transports régionaux ne force la SNCF à infléchir cette gestion du moins disant.

Patrick LATTUADA – Sylvain DALLA ROSA

LOYERS : +7,1 % en 2 ans

Dans la nuit du 1er juin à 2h du matin, une loi qui augmente les loyers a été votée à l’Assemblée Nationale en catimini par les députés Renaissance, LR et RN. Il s’agit d’une augmentation des loyers de 7,1 % en 2 ans.

Pour nombre de locataires, la question est de choisir entre payer son loyer ou manger. Ce n’est plus possible !

Pour nous les communistes, c’est NON. Pour les associations représentatives des locataires et de défense des droits des consommateurs (CNL, INDECOSA CGT…) C’est NON.

Alors que les Ardennes font partie des départements les plus pauvres, après une augmentation de 3,6 % en janvier 2023, l’explosion de la facture énergétique, il est temps de mettre en place un bouclier social.

Nous demandons la baisse des loyers, un indice de référence des loyers (IRL) négatif afin de revenir à avant le plafonnement de 3,5 % :

– Le blocage des charges

– La restitution des 5 € mensuels d’APL

– Le relèvement du plafond des APL de 10 %

– La revalorisation d’au moins 50% du montant « forfait charges »

– L’interdiction des expulsions, des coupures d’eau et d’énergie

– L’augmentation des salaires et pensions et leur indexation sur l’inflation

Alors que les impayés sont en hausse de 10 % , qu’il est difficile d’accéder au logement et de s’y maintenir, MACRON renforce sa politique anti-locataires.

Il nous faut une SÉCURITÉ DU LOGEMENT.

Philippe PAQUIS

Déni de démocratie

Jamais depuis l’origine de cette 5ème république un exécutif en place n’aura ignoré et transgressé les fondements de la démocratie.

Tous les moyens auront été bons à ce gouvernement pour passer aux forceps une loi scélérate, osant aller, en avril dernier, jusqu’à promulguer le texte en pleine nuit, malgré le rejet massif de millions de citoyens à travers 13 manifestations organisées depuis janvier 2023.

Cette réforme des retraites provoque une opposition explosive car elle révèle une véritable crise de société résultant de la politique ultra libérale mise en place par Macron et ses différents gouvernements qui n’ont qu’un seul but, augmenter les profits. Jamais le qualificatif de Président des riches n’aura été si bien porté.

Une très large majorité de salariés est traumatisée et désespérée à l’idée qu’il va lui falloir travailler plus longtemps car ils ou elles ne le peuvent tout simplement pas. La pénibilité et l’absurdité de l’obligation de résultats avec pour accélérateur la productivité génèrent une souffrance au travail insupportable.

Le constat qui s’impose est qu’aujourd’hui le travail n’est pas soutenable. Une enquête menée par Eurofound, en 2021, auprès de 70000 européens de 36 pays montre la très mauvaise position de la France en Europe. Les contraintes physiques et psychiques y sont plus fortes qu’ailleurs.

Face à cette triste constatation, il ne faut pas oublier la stagnation des salaires, aggravée par les suppressions d’emplois et ou le recours, souvent forcé, aux temps partiels compliquant encore un peu plus la vie quotidienne face à une inflation galopante.

Le parti communiste est pratiquement le seul à dénoncer et proposer des solutions pour faire face à cette situation catastrophique, loin des discours démagogiques d’une droite trahie par l’effet  trompe l’œil de la ‘’macronie’’ auquel elle a cru.

L’ambition communiste pour de nouveaux « jours heureux » n’est et ne doit pas être qu’un slogan de campagne électorale mais un argument pour nous amener vers une nouvelle société basée sur le partage des richesses et le bien être de toutes et tous.

Patrick LATTUADA

Drame au CHU de REIMS

Le choc, la tristesse, la consternation et l’émotion sont immenses après ce drame qui laisse une famille et des professionnels endeuillés.

La psychiatrie a été remise sur le devant de la scène médiatique après le décès d’une infirmière et l’agression d’une secrétaire médicale au CHU de Reims.

Cet acte ultime commis par un patient déjà connu pour des troubles psychiatriques sévères appelle à une réflexion sur la prise en charge thérapeutique et ses limites pour ces malades mentaux.

La presse du sensationnel et d’extrême droite appelle à un grand renfermement du fou en visant le secteur public de la psychiatrie et son hôpital.

Le soin psychiatrique comme le soin physique en est réduit à la rentabilité et vise à réduire le soin à une analyse de bonnes pratiques de maîtrise et de contrôle sécuritaire des symptômes…

La subjectivité psychique et la durée de la maladie sont ignorées.

Les restructurations permanentes des politiques menées dues à des considérations économiques mettent à mal l’accès aux soins.

Des centaines de médecins, psychologues et infirmier(ère)s démissionnent ne se retrouvant plus dans leur métier réduit à la contrainte, la médication à outrance et la contention des patients.

Le relationnel de ces maladies mentales n’existe plus ou si peu puisqu’il n’est pas reconnu car non « rentable ».

S’attaquer aux blouses blanches, dans sa psychose, le patient l’a rappelé.

La réponse est le déni des politiques purement gestionnaires.

Plus de contrôle, plus d’isolement, plus d’enfermement n’est pas la solution.

Si une réelle politique de soin public n’est pas mise en place, il est fort probable que de tels actes se reproduiront.

N’oublions pas qu’il y a presque 10 ans, deux infirmières étaient tuées à Pau par un malade jugé pénalement irresponsable. Une irresponsabilité pénale qui appelle à soigner.

A l’époque, quelles mesures ont été prise par le ministre de la santé ?

Équiper le personnel de sonnettes d’alarme et quelques mesures cosmétiques qui n’ont malheureusement rien changé au vu de la réalité d’aujourd’hui.

Il s’agit donc de traiter, de stabiliser le délire de la maladie vers la guérison par une pratique clinique humaine et un accès aux soins d’accueil relationnel.

Ceci exige une continuité dans le soin avec un accompagnement social.

Il faut un nombre de soignants suffisant et suffisamment formés ainsi que des lits et des structures d’accueil pour prendre en charge la maladie subjective qui ne se résume pas à la prise d’un traitement médicamenteux.

Pour le suivi de ces patients, la psychiatrie de secteur doit être réinstaurée et renforcée.

Corine POSTAL

Les bourreaux s’appelaient peut être Kissinger

La presse relève les 100 ans de Henry Kissinger. Ce personnage ne mérite pas cet hommage! Pendant des années il a été Secrétaire d’État (ministre) aux Affaires Étrangères des États-Unis sous plusieurs Présidents.

A ce titre il a été pendant des décennies l’homme de tous les mauvais coups dans les pays d’Amérique du Sud ou du Vietnam au nom des États-Unis.

Le plus horrible aura été en 1973 au Chili l’agression contre Salvador Allende. Président élu démocratiquement, il avait été assassiné. Au nom des dirigeants américains le Secrétaire d’État a soutenu, voire piloté, l’agression militaire du sinistre général Pinochet. Pendant plusieurs décennies il fit régner un régime de terreur contre le peuple chilien.

Sur ces actes il existe une chanson de Julos Beaucarne (chanteur belge) qui revient sur l’emprisonnement de milliers de chiliens et l’assassinat de milliers d’autres notamment communistes. Pour des centaines d’entre eux ils ont été torturés.

Dans le stade de Santiago des milliers de démocrates avaient été parqués là. C’est dans ce stade que Victor Jara, guitariste bien connu au Chili, fut tué. Mais avant de l’abattre les putschistes lui ont coupé les mains. Comme le chante Julos Beaucarne dans « Lettre à Kissinger » les bourreaux s’appelaient peut être Kissinger.

Il est injuste que cet assassin ne soit pas condamné.

Sylvain DALLA ROSA

Retraites: Poursuivons la mobilisation

 Le 1er mai dernier plus de 2 millions de personnes ont à nouveau manifesté dans les rues des grandes villes . Tous les observateurs le constatent la réforme des retraites est massivement rejetée. Pour gagner face au gouvernement, la mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier.

C’est le seul moyen pour ne pas se faire voler par Macron deux années de vie.

Soyons nombreuses et nombreux le 6 juin aux côtés des organisations syndicales pour obliger le président de la République à retirer sa loi et faire respecter la volonté populaire.

La démocratie bafouée

Le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. Sa seule réponse : les coups de force permanents et les manœuvres les plus anti-démocratiques. Le désaveu politique est profond. Face à cela, notre responsabilité est grande : défendre notre démocratie et œuvrer à l’émergence d’un large front social et politique durable qui puisse faire changer la donne.

Et le 8 juin à l’Assemblée

Ce jour-là sera débattue la proposition de loi du groupe LIOT abrogeant la retraite à 64 ans. Le gouvernement use une nouvelle fois de la force pour empêcher qu’il y ait un vote. Les député·es communistes sont pleinement engagés pour faire adopter cette proposition de loi.

Nous proposons une bonne réforme des retraites avec des recettes nouvelles :

Création d’emplois, augmentation des salaires, égalité femmes-hommes, taxation des revenus financiers…

*La création de 500 000 emplois indispensables dans les services publics (hôpital, école, transports, Justice, territoriale, etc.) rapporterait plus de 6 milliards d’euros.

*La réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures et la création d’emplois équivalente (1,7 million d’emplois) rapporteraient 13,6 milliards d’euros.

*La modulation des cotisations sociales patronales pour développer l’emploi et les salaires. La sécurité sociale doit devenir le bien de ses cotisants par l’élection de leurs représentants.

*La mise à contribution des revenus financiers des entreprises aujourd’hui exonérées de cotisations, rapporterait près de 40 milliards d’euros.

*Une augmentation immédiate de tous les salaires augmenterait automatiquement les cotisations sociales pour financer les pensions

Dans le privé, 5% de hausse des salaires rapporterait 9 milliards d’euros.

Dans le public, l’augmentation de 5% du point d’indice de la fonction publique représenterait 1,25 milliards d’euros de cotisations retraites en plus.

*L’égalité salariale femmes-hommes, c’est 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires.

Faisons de l’usine Stellantis un atout !

Le déficit commercial de marchandises a enregistré, dans notre pays, un record en 2022, en atteignant nationalement 80 milliards d’euros! Et le solde très faiblement positif d’emplois industriels depuis 2017 ne compense pas les millions d’emplois détruits (deux millions depuis 1974, dont un million depuis 2001). Aujourd’hui, seuls deux secteurs de l’industrie (énergie et traitement des déchets) voient des créations d’emplois, quand tous les autres décrochent.

Dans l’automobile, après deux décennies d’affaiblissement, le patronat vient à nouveau de planifier la réduction d’emplois jusqu’en 2035, projetant une destruction de 90 000 emplois. Les exonérations massives de cotisations sociales, véritables trappes à bas salaires, continueront d’assécher le financement de notre Sécurité sociale, L’appel renforcé au capital étranger qui détient déjà en moyenne 40% du capital du CAC 40 va renforcer encore ces prélèvements, au lieu de s’appuyer sur la mobilisation du crédit bancaire et des banques françaises.

Dans ce contexte qu’elle peut être l’avenir de l’usine Stellantis (ex PSA) située aux Ayvelles. Avec quelques 1650 salariés elle est un des premiers employeurs du Grand Est. Le passage aux véhicules électriques inquiète légitimement nombre de salariés.

Dans le domaine de la mobilité, un plan de développement de la filière automobile est indispensable. Il devra reposer sur la construction massive de petits véhicules électriques, avec des aides aux particuliers selon leurs revenus, et la poursuite des recherches sur toutes les motorisations. La réforme du bonus écologique proposée par Emmanuel Macron n’est pas à la hauteur des besoins des ménages et ne fait que conforter les profits des constructeurs automobiles.

Sylvain DALLA ROSA

Un comité de défense des hôpitaux toujours mobilisé

Après une année forte en mobilisations le «collectif de défense des hôpitaux publics» tenait son assemblée générale ce 22 mai à Sedan. Cette réunion était suivie par la projection d’un documentaire sur les fermetures de maternités en France et leurs conséquences. Un débat constructif s’en est suivi.

Au sujet de la maternité de Sedan, nous ne pouvons que constater le silence de l’ARS depuis sa fermeture «provisoire»…Le comité de défense des hôpitaux Ardennais entend poursuivre l’action pour la réouverture de la maternité et plus généralement pour l’accès aux soins partout pour toutes et tous.

Les futures mamans qui doivent accoucher ne peuvent plus le faire à Sedan depuis le 29 mars et, moins d’un mois après, une maman sedanaise accouchait à domicile ! Fort heureusement il n’y a pas eu d’accident!

L’antenne du «CHINA» à Charleville-Mézières autrement dit le « feu » hôpital Manchester, a investi dans des véhicules flambants neufs pour développer le projet «COPA». Une sage-femme et une auxiliaire puéricultrice circulent et prennent en charge le suivi à domicile en marge de la «suspension» de la maternité de Sedan!…

A Manchester, les conditions de travail et de prise en charge se dégradent dans le service de gynécologie/obstétrique qui n’a jamais été conçu pour accueillir les femmes privées de maternité à Sedan, d’autant plus qu’il y a quelques années un étage dédié a été supprimé.

Le débat autour de ce sujet et plus largement sur les politiques de santé et la situation dans les Ardennes a débouché sur des pistes de propositions d’actions concrètes. Constat regrettable, un seul maire était présent et a répondu favorablement à l’invitation du comité… On notait l’absence remarquée du maire de Sedan.

Corine POSTAL