Un Préfet s’en va…..Les problèmes restent

La valse des Préfets touchera à nouveau notre département le 25 août prochain. A cette date Alain Bucquet, Préfet des Ardennes depuis 4 ans, quittera son poste pour une autre destination. Dans une longue interview il redit tout le bien qu’il pense du département des Ardennes. Sauf que son bilan est loin d’être idyllique. Le taux de chômage est toujours aussi élevé et la désindustrialisation continue ses ravages (Walor, la SAM…). Comme nombre d’élus de droite il met dans son bilan l’implantation du groupe Hermès. C’est l’arbre qui cache la forêt. Malgré plusieurs interpellations rien ne transpire sur le sort qui sera réservé à l’usine Stellantis, la première entreprise de Champagne-Ardenne qui fabrique des pièces automobiles. Située aux Ayvelles elle devra adapter son avenir au changement de production automobile. Quelles seront les conséquences sur l’emploi ? Rien également sur la cure d’austérité qui touche les collectivités locales et territoriales. Pas un mot sur la précarité financière qui frappe le Conseil Départemental. Autrement dit le Préfet qui s’en va ne laissera pas un bilan exceptionnel de son passage dans notre département.

Cette passation de pouvoir au niveau préfectoral se fera dans un contexte où le gouvernement envisage une réforme des pouvoirs des Préfets. Le 1er ministre annonce l’installation d’un État fort au niveau local. Avec cette réforme, à défaut de répondre aux besoins locaux, les Préfets auront une responsabilité renforcée «  pour intervenir dans tous les domaines «  comme le propose F. Bayrou. Cette réforme devrait être débattue dès septembre. Ce débat à l’initiative du gouvernement risque de se dérouler dans une discrétion totale. L’objectif est de mettre les départements sous tutelle de l’État.

Sylvain DALLA ROSA

Hiroshima, Nagasaki 80 ans et toujours la menace nucléaire

Il y a 80 ans éclataient les bombes atomiques sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki, faisant des centaines de milliers de morts et des survivants dans l’horreur.

Au nom d’un soit disant principe de « dissuasion nucléaire » La France possède l’arme atomique et E. Macron voudrait la mettre à disposition de l’Europe. Mais est ce que cela évite les guerres ?

Regardons plutôt la réalité.

La dissuasion nucléaire n’a pas empêché les guerres (comme récemment entre l’Inde et le Pakistan) ni freiné des actes de défense vis à vis de pays possédant l’arme nucléaire : l’Ukraine a frappé des sites stratégiques russes, de même que l’Iran et avant l’Irak ont répliqué à Israël avec des missiles.

Ce qui compte, c’est la diplomatie ! Pour Gaza, il y a urgence. Non seulement Netanyahou affame le peuple gazoui, mais il parle maintenant d’occuper l’ensemble de l’enclave palestinienne. Arrêtons ce crime contre l’humanité.

Michèle LEFLON

Nouvelle adresse mail

Suite à un piratage de notre boîte mail, notre nouvelle adresse est pcfardennes@gmail.com

Nouvelles des Ardennes prend ses quartiers d’été.

Prochain numéro le 7 août et reprise le 4 septembre.

Bon été à toutes et tous

L’ARS doit agir pour la santé

L’ARS (Agence Régionale de Santé) a pour mission de développer la santé sur notre territoire. C’est dans ce cadre qu’elle vient de rendre public son soutien à cinq projets ardennais pour réduire les inégalités sociales en matière de santé. Le montant de ce soutien à des projets associatifs est de 32 447 euros. Si le fait d’aider de tels projets est louable ce n’est pourtant pas la prérogative principale de l’ARS. On attend de celle-ci qu’elle s’investisse dans la gestion de l’hôpital public. La fermeture de la maternité de Sedan ou les déserts médicaux ne sont que très rarement évoqués par l’ARS et surtout sans mesures concrètes.

Un autre élément qui montre la dégradation dans le domaine de la santé dans notre département, c’est la mise sous tutelle du GHSA (Groupe Hospitalier Sud Ardennes). Il s’agit de mettre sous administration provisoire, pour les six prochains mois, les hôpitaux de Rethel et Vouziers. Cette mesure sans précédent intervient suite à des dysfonctionnements des sites hospitaliers. L’objectif est de reconstruire une offre de soins pérenne et de mettre les blocs opératoires en conformité.

Il y a urgence de mettre l’ARS au cœur de ses prérogatives, un bon niveau de santé. Mais les ARS ne font que suivre les directives ministérielles qui leurs sont dictées.

Sylvain DALLA ROSA

La monarchie a toujours ses adeptes

En France, depuis 1792, le règne de la royauté a été aboli. Après la révolution de 1789 progressivement tous les privilèges dont le roi, les princes et princesses bénéficiaient ont été supprimés. Plus de 230 ans après certains voudraient bien réécrire l’histoire.

A l’occasion de la visite dans les Ardennes du prince Albert 2 de Monaco et de sa sœur la princesse Caroline, fin avril, le président du conseil départemental a oublié que nous sommes en République. Le représentant de la royauté monégasque avait fait le déplacement jusque dans les Ardennes pour visiter l’exposition consacrée à la famille Grimaldi. L’exposition relate les liens qui existent entre la principauté de Monaco et l’ancien duché de Rethel.

Se sentant intouchable et porteur des intérêts de la royauté le président du conseil départemental, Noël Bourgeois, a invité tout ce beau monde à l’Hôtel du département. Dans son discours d’accueil celui-ci devait déclarer en s’adressant au prince:  » votre présence est un véritable privilège et une grande fierté ».

Comme cela n’était pas suffisant pour marquer l’allégeance ardennaise à la principauté de Monaco il consacre un éditorial plus une page entière dans le dernier bulletin du conseil départemental. Il y en a qui sont nostalgiques de la monarchie.

Sylvain DALLA ROSA

CANICULE DANGER  !

Notre pays comme une grande partie de l’Europe méditerranéenne a traversé ces derniers jours une de ses plus chaudes périodes.

Face à cette montée spectaculaire des températures et à la probable intensification des épisodes caniculaires, les discours incantatoires des membres d’un gouvernement totalement dépassé ont une fois de plus mis au grand jour le manque de moyens alloués pour protéger les populations les plus vulnérables.

Les dispositifs d’alerte, les centres d’accueil et les ressources médicales demeurent très insuffisantes pour répondre efficacement à ces situations d’urgence de plus en plus fréquentes.

Cette carence met en danger la santé publique, principalement celle des personnes âgées, des enfants ainsi que des malades chroniques, qui sont les premières victimes de la chaleur extrême.

Il est primordial que les autorités renforcent les moyens humains, matériels et financiers à la gestion des canicules. Fermer temporairement les écoles, accueillir les enfants dans des églises et ou des bâtiments publics non prévus à cet effet ne sont pas et ne doivent pas être une solution pour assurer une protection réelle et durable.

Ignorer l’urgence climatique, continuer à restreindre les budgets nécessaires pour la contrer revient à négliger la sécurité et le bien-être de nos concitoyens.

Patrick LATTUADA

STOP AUX DIVISIONS

Dans moins d’un an, les élections municipales devraient être le premier rendez-vous démocratique fixé aux Françaises et Français.

Pilier de la démocratie et de la République les communes sont le lieu où se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir des territoires.

Alors que le RN poursuit, sous couvert d’un discours démagogue truffé de mensonges, sa progression dans le pays et que la droite, dite classique, se raccrochant au discours de l’extrême droite tente d’être à l’offensive, le PCF sonne l’alarme et appelle nationalement tous ses partenaires à renforcer l’union des forces de gauche.

Ces élections municipales, cruciales pour le quotidien de tout.es les citoyens.es se doivent d’être la concrétisation d’une stratégie de rassemblement et d’union autour de projets municipaux à la hauteur de l’attente des habitant.e.s.

Les militant.e.s communistes ardennais dès la fin de l’année 2024 ont été les premiers à lancer un appel à toutes les forces démocratiques et progressistes du département afin de créer un maximum de rassemblements le plus large possible.

La section de Charleville-Mézières en est un des meilleurs exemples.

Patrick LATTUADA

La Fête de l’Humanité se tiendra les 12, 13 et 14 septembre

Mêlant spectacles musicaux et débats politiques, la Fête est le grand rassemblement populaire de la rentrée.

Comme c’est le cas depuis des décennies, la Fédération des Ardennes sera présente avec un stand où vous pourrez vous restaurer et engager le dialogue sur les sujets d’actualité. Au menu culinaire vous retrouverez l’inégalable « Cacasse à cul nu » préparée sur place par notre cuistot professionnel. Vous pourrez également profiter d’un moment de calme pour reprendre des forces pour continuer la visite.

Le groupe de bénévoles ardennais sur qui repose la tenue du stand ardennais vous attend pour vous souhaiter la bienvenue.

Un bus partira des Ardennes le samedi 13. Vous pouvez déjà vous inscrire au tarif de 85 euros, entrée comprise.

La région Grand Est toujours contestée et contestable !

La région Grand Est est née en janvier 2016. L’objectif inavoué du gouvernement de l’époque était de confier des compétences de gestion le plus loin possible des habitants. Ce sont donc 13 régions en France métropolitaine qui sont désormais l’échelon régional. Ainsi la gestion des déchets, de l’eau et l’assainissement ou la politique économique… sont désormais confiés aux grandes régions.

C’est donc au 1er janvier 2016 que la réforme est entrée en vigueur. Celle ci ne fait pas que des heureux. La perte de compétences primordiales pour la gestion de proximité est un mauvais coup pour la démocratie. D’autant que les nouvelles régions sont une cohabitation entre territoires pauvres et ceux qui surnagent dans la crise économique. Ainsi, c’est le cas pour la région Grand Est dont font partie les Ardennes. Il faut beaucoup d’imagination pour trouver des points communs entre notre département et l’Alsace. Cela fait bientôt 10 ans que cette réforme a eu lieu et les cicatrices de la fusion sont toujours d’actualité.

Selon un récent sondage ce sont 72% des Alsaciens qui sont pour la sortie du Grand Est de leur territoire. Cette situation montre à l’évidence que les politiques de gestion ne sont pas les mêmes entre les Ardennes et l’Alsace ou la Lorraine. Le récent débat budgétaire pour la région Grand Est montre que chaque territoire n’est pas frappé par la crise de la même façon. Ainsi le budget du Grand Est pour 2025 connaît une baisse de dotation de 135 millions d’euros.

Sylvain DALLA ROSA

40 milliards d’€ d’économie sans toucher aux riches

La loi Zucman adoptée à l’Assemblée nationale le 20 février n’a pas passé l’épreuve du Sénat le 12 juin avec 129 voix pour et 188 contre. Il faut trouver 40 milliards d’€ en se privant de taxer de 2 % le patrimoine des 0,01 % des Français les plus riches soit 1 800 contribuables !

Cette loi n’est pourtant pas révolutionnaire dans le sens où on l’entend. Ces millionnaires continueraient de s’enrichir mais cette mesure pourrait rapporter 20 milliards sur les 40 estimés nécessaires. Faire participer à l’effort national cette caste c’est donc non pour la majorité des sénateurs, avec toujours les mêmes arguments poussiéreux, l’hypothétique exil fiscal et un mauvais signal pour les investisseurs étrangers ! Aucune réalité, aucune étude n’argumentent ces inquiétudes du grand capital. Pour éviter cet écueil et un éventuel exil fiscal resservi à chaque fois, la loi Zucman a de novateur qu’elle prévoit un bouclier qui permet de soumettre les présupposés exilés à un impôt plancher de 2 % jusqu’à 5 ans après leur fuite !

80 % des Français sont favorables à la taxation des plus riches. C’est donc un scandale démocratique d’y renoncer en cette période de « disette ». Les Français ne sont pas dupes sur les inégalités fiscales qui existent dans notre pays. Ils demandent un système plus juste, plus progressif pour que chacun participe de façon proportionnelle à l’effort de solidarité nationale.

Aujourd’hui, demander toujours plus d’efforts à la majorité des Français sans corriger ces anomalies inégalitaires est inacceptable. Depuis l’élection du locataire de l’Élysée, les 500 premières fortunes de France ont vu leur patrimoine exploser, passant de 200 à 1 200milliards ! La justice devant l’impôt est au centre de l’adhésion démocratique du peuple de France.

Le Sénat a rejeté la loi, le match retour se fera à l’Assemblée, la gauche le prépare et les communistes y prendront toute leur part.

La censure n’est pas loin si le camp présidentiel s’obstine à préserver les plus riches et « rincer » le reste de la population.

Corine POSTAL