Invitation

Les 17 et 18 octobre 1961, lors d’une manifestation non-violente contre le couvre-feu qui leur était imposé, des dizaines d’Algériens étaient assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs. Depuis quarante ans, ce crime a été occulté ; pourtant, ces événements, les plus meurtriers sur le sol de France depuis la deuxième guerre mondiale, ressemblent, par certains aspects, aux heures les plus sombres de la collaboration. Pourquoi cette histoire a-t-elle été dissimulée ? Dans quelles conditions, au nom de quelles raisons, des responsables d’un État démocratique ont-ils caché l’ampleur et la gravité de tels événements ?

Au moment où l’Assemblée Nationale reconnaît que la guerre d’Algérie a eu lieu, ce film doit contribuer à faire que les événements du 17 octobre 1961 retrouvent toute leur place dans notre mémoire collective. Il est aujourd’hui possible d’intégrer ces pages refoulées de notre histoire. Nous avons une responsabilité vis-à-vis des victimes de ce massacre et de leurs familles.

Une vie politique loin des préoccupations populaires

À l’écoute de France Info, le lendemain de la démission du Premier Ministre Lecornu -en poste durant 15h ! -, les commentateurs deviennent des critiques médiocres d’une vie politique s’apparentant à un mauvais vaudeville. Pendant que l’un défend tels responsables politiques, l’autre donne voix aux électeurs, tous s’accordant sur les valeurs de la République.

Mais de quelles valeurs parlons-nous à l’heure où la droite dite républicaine est prête à se compromettre complètement avec l’extrême droite dans une union des droites nauséabonde ?

Est-ce que notre vie politique serait devenue une affligeante scène de ménage d’un théâtre de boulevard ? Les premiers ministres qui se succèdent, un état sans budget, les résultats des dernières législatives non respectées par un président hors sol.

Et pendant ce temps à nos portes et au Moyen Orient, la guerre fait rage tuant des civils innocents chaque jour.

Pendant ce temps, les fins de mois difficiles arrivent de plus en plus tôt pour bon nombre de Français.

Alors que les solutions existent : des solutions politiques avec la nomination d’un premier ministre de gauche, des solutions économiques avec la taxation des plus riches d’entre les Français (taxe Zucman), des solutions sociales avec la suppression de la réforme des retraites.

Au lieu de cela, des menaces de dissolution de l’Assemblée ou de démission du Président planent, ce qui laisserait la voie ouverte à la prise de pouvoir par l’extrême droite.

Rappelons-nous de ces mots du grand écrivain Albert Camus, qui naquit en Algérie : « Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet, mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles… »

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville – Mézières

« Vive la Sociale ! Relever les défis d’aujourd’hui et de demain »

Les 80 ans de la Sécurité Sociale ont donné lieu à un évènement exceptionnel au siège du Parti Communiste, lequel est d’ailleurs orné pour un mois à l’image de la Sécurité Sociale. Cela a permis de revenir sur les défis face à la domination et au pouvoir du capital sur la production de richesses et sur sa répartition.

Défi de prolonger ce principe fondamental : « contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », une avancée énorme, considérable, révolutionnaire, au cœur de la lutte des classes.

Le défi de prolonger le choix par ses fondateurs d’un financement par la cotisation sociale est central. C’est le choix d’un partage des richesses produites pour la solidarité, au détriment des profits. C’est véritablement un choix de société.

Pour nous, communistes, il est capital de remettre le monde du travail au centre de la gestion de la Sécurité Sociale et d’accroître ses ressources à partir de l’emploi pour répondre aux besoins sociaux :

– Appliquer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Ceux-ci ne contribuent pas au financement de la dépense sociale.

– Supprimer progressivement les exonérations de cotisations patronales.

– Moduler les taux de cotisations patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaire des entreprises.

Développer la Sécurité Sociale, c’est aussi veiller concrètement à l’effectivité des droits qu’elle ouvre ! Le développement des dépassements d’honoraires est un frein considérable à l’accès aux soins. C’est le sens de la pétition lancée par le PCF qui demande également un 100% Sécurité sociale, plus de moyens pour l’hôpital public et la médecine de ville, un conventionnement unique pour les médecins leur permettant de vivre dignement de leur travail. Signez la sur https://www.pcf.fr/petition_securite_sociale

Un festival qui monte en puissance

Le festival mondial des théâtres de marionnettes s’est achevé sur une participation exceptionnelle. Charleville-Mézières n’avait pas connu une telle animation depuis longtemps. Le président de la maison de la culture, La Bohême, responsable du off en salle, parle même d’un très bon cru, soulignant néanmoins qu’il faudra apporter des aménagements pour les prochaines éditions.

Le directeur du festival donne des chiffres éloquents, « 95% de fréquentation pour les spectacles en salle ». La participation globale est elle estimée à 150 000 festivaliers. D’ailleurs si on regardait les plaques d’immatriculation des véhicules on s’apercevait rapidement que de nombreux étrangers avaient fait le déplacement pour la ville chef lieu des Ardennes. C’est une retombée économique non négligeable à laquelle il faut s’attendre vient de déclarer la Chambre de commerce. Les hôtels affichaient complets et les restaurateurs ont fait le plein pendant ces 10 jours.

A la création du festival par J. Félix personne n’aurait prédit un engouement pareil pour une animation culturelle. La décision prise sous le mandat de C. Ledoux de changer la périodicité du festival en passant de tous les 3 ans à 2 ans s’avère payante. Mention spécial à la CGT qui organise son propre festival à la Bourse du Travail depuis 2009 et ce dans la volonté de donner accès à la culture au plus grand nombre avec un succès populaire grandissant.

Sylvain DALLA ROSA

L’hôpital de Vouziers à nouveau menacé

Le personnel du service de soins non programmés de l’hôpital de Vouziers a lancé l’alerte : les heures d’ouverture pourraient être réduites, avec une fermeture plus tôt le soir, et un accès seulement en matinée les samedis et dimanches, associé à une fermeture de la radiologie. C’est en totale contradiction avec la nécessité affichée par les autorités d’un recours possible à moins de 30 mn. Les habitants de la plupart des villages alentours auront plus de 50 minutes de route pour se rendre dans un service d’urgence, que ce soit Sedan, Charleville-Mézières, Rethel ou Verdun occasionnant une répercussion sur les transports sanitaires, les pompiers avec des difficultés de disponibilités qui en découlent.

Les informations témoignent également de difficultés sur Rethel.

La situation est d’autant plus inquiétante que dans un document communiqué aux membres du Conseil Départemental de la Santé et de l’Autonomie, l’ARS faisait état de la possibilité de passer de 5 à 4 le nombre de SMUR sur la zone d’implantation 2 « Champagne ». La traduction de ce langage technocratique pourrait être la suppression du SMUR de Vouziers. (car le sud du département des Ardennes fait partie de la « Champagne »).

La mobilisation s’est construite très rapidement, avec des associations, des responsables syndicaux et un rassemblement est prévu ce 2 octobre.

Cette atteinte à l’accès aux soins est malheureusement le reflet de ce qui se passe dans la plupart des départements de notre pays, en lien avec les politiques de restrictions budgétaires qui touchent notre système de santé.

La continuité contre la population !

L’été 2024 avait été un record de durée dans l’attente de la nomination d’un Premier ministre. L’automne 2025 va battre le record de durée dans l’attente de la composition d’un gouvernement !

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : la recherche par le Président de la République de l’impossible, un gouvernement en dehors de la majorité, certes relative, mais majorité de gauche sortie des élections législatives après la dissolution de l’Assemblée Nationale.

E. Macron et S. Lecornu n’ont qu’un but : défendre le grand patronat avec le soutien implicite du RN, soutien implicite et même explicite, comme en témoigne sur le terrain les allégations d’un jeune, soutien de la liste d’extrême droite pour les prochaines élections municipales à Sedan : « il ne faut pas taxer des gens comme Bernard Arnault : on a besoin de gens comme lui » et associant à ce discours une répugnante xénophobie.

Un sondage Ifop révèle que 86 % des Français sont favorables au projet de taxe Zucman. Il s’agirait de la création d’une taxe de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Cela révèle à quel point notre pays a soif de réduction des inégalités !

Pour les communistes, il faut arrêter de défendre les privilèges du capital, mettre en cause sa domination sur toute l’économie qui empêche de répondre aux besoins sociaux et de relever les défis du siècle. Le problème du pays n’est ni la dette, ni le prétendu « coût du travail ». C’est le coût du capital, les dividendes et les intérêts payés aux banques, qu’il faut baisser.

Ce sont les mobilisations populaires qui permettront le changement nécessaire et le PCF salue la détermination de l’intersyndicale et appelle à participer à ces mobilisations.

Michèle LEFLON

Mobilisation massive contre le projet de budget

Le mouvement décidé par les syndicats prend de l’ampleur. Ce 18 septembre près de 1 million de manifestants dont 1500 à Charleville-Mézières.

Prochaine mobilisation le 2 octobre après l’entrevue infructueuse entre l’Intersyndicale et le Premier ministre.

La pharmacie en lutte !

Il y a un secteur qui traditionnellement ne fait pas partie des mouvements sociaux c’est la pharmacie. Pourtant l’attractivité des officines décline d’année en année. A tel point que ce 18 septembre un appel à fermer leur pharmacie a été largement suivie. Seules sept, dans les Ardennes, sont restées ouvertes sur réquisition du Préfet, particulièrement en zones rurales (Carignan – Vouziers – Revin – Rethel…..).

Le mécontentement des pharmaciens vient de la réduction constante de leur rentabilité. Aujourd’hui un étudiant après ses études qui voudrait acquérir une pharmacie s’endetterait pour une vingtaine d’année.

A la chute de leur chiffre d’affaires (les Français se soignent moins ?), il faut ajouter un arrêté que F. Bayrou a signé le 4 août dernier (juste avant sa démission) qui plafonne les remises des laboratoires à 30% contre 40% jusque là, privant les pharmacies d’une part de leur revenu. Pourtant les groupes de production de médicaments font déjà des profits exorbitants. Ce texte ministériel ne tient pas compte du rôle joué par les pharmacies sur le plan médical. En zone rurale, là ou l’absence de médecins se fait la plus forte, les pharmaciens peuvent conseiller leurs clients. Il ne s’agit pas d’un conseil médical mais de clarifier l’impact d’un médicament.

Le mouvement a été massivement suivi obligeant l’Agence Régionale de Santé à demander au Préfet des Ardennes à réquisitionner les pharmacies pour urgence médicale.

Sylvain DALLA ROSA

Communiqué de presse – Union de la gauche à Charleville-Mézières : la tête de liste désignée

Les forces de gauche, écologistes et citoyennes de Charleville-Mézières, le Parti Communiste Français, le Parti socialiste, Les Écologistes, Génération·s et le mouvement Unis vers l’Ardenne, se sont réunies le lundi 22 septembre afin de sceller leur volonté d’avancer ensemble.
À l’issue de cette rencontre, elles ont défini la tête de liste ainsi que les huit premier·es candidat·es qui porteront le projet d’une liste d’union de la gauche, écologiste et citoyenne pour les prochaines élections municipales.
À l’unanimité, la tête de liste désignée est Damien Lerouge, qui conduira cette équipe rassemblée et représentative de la diversité des sensibilités de gauche et de la société civile. La deuxième candidate de cette liste est Irène Perrin Toinin.
Les huit premier·es candidat·es de la liste ont également été arrêté·es collectivement à l’unanimité. Elles et ils incarnent à la fois l’expérience militante, l’engagement associatif, ainsi que la diversité sociale et générationnelle de notre ville. Cette équipe incarne une volonté commune : offrir aux Carolomacériennes et Carolomacériens une alternative claire, citoyenne et solidaire.
La France Insoumise a fait le choix de ne pas rejoindre cette gauche pluraliste que nous voulons incarner pour les Carolomacériennes et Carolomacériens.
Les huit premier·es candidat·es de la liste :
Damien Lerouge (tête de liste)
Irène Perrin Toinin
Amar Boudemdam
Baptiste Gautron
Emeline Joigny
Muriel Laval
Anne Papier
Karine Perrin
(Liste par ordre alphabétique après les deux premiers)

Un programme partagé pour Charleville-Mézières
Nous souhaitons proposer un programme partagé pour Charleville-Mézières, qui rompe avec la politique menée par Boris Ravignon, la droite et les macronistes dans notre ville.
Ce programme sera co-élaboré avec les citoyennes et citoyens et les forces locales et portera notamment sur :
• La justice sociale : l’accès aux droits, la tranquillité et la sécurité publiques, le logement digne et l’école publique.
• L’écologie pour toutes et tous : rénovation énergétique, mobilités douces, préservation des espaces naturels, prévention des risques.
• La démocratie locale : budget participatif, transparence.
• La préservation et le développement des services publics.
• Le soutien aux associations et à la culture.
• L’éducation et la petite enfance : qualité de nos écoles, développement des structures de la petite enfance, politique renforcée en faveur des publics fragiles.
• La redynamisation des quartiers : accompagnement sur tous les plans de la politique communale.
• Le bien-vivre ensemble : la santé, le handicap, nos aîné·es, le sport, la culture.
Ce programme sera également élargi aux compétences de la Communauté d’Agglomération Ardenne Métropole.
Comme annoncé, dès la fin du Festival Mondial des Théâtres de la Marionnette, une conférence de presse sera organisée pour la présentation des premier·es candidat·es, ainsi que du premier tract de campagne.

Enfin un pas vers un État palestinien

Lundi 22 septembre, à la tribune des Nations unies à New York, Emmanuel Macron aura franchi le pas historique auquel François Hollande avait renoncé en dépit de ses promesses : reconnaître l’État de Palestine. Cette issue était loin d’être écrite.

Nous saluons cet acte politique marquant qui est un pas vers une paix juste et durable au Proche- Orient. Il aura fallu attendre 35 ans d’alertes répétées de l’ONU sur l’urgence de la situation en Palestine, il aura fallu un génocide en cours à Gaza et que la Palestine soit occupée de centaines de colonies pour que la France franchisse enfin le pas de cette reconnaissance. Cette décision, si elle veut véritablement marquer l’histoire, doit s’accompagner d’un travail diplomatique et politique courageux pour parvenir à une solution crédible et à la mise en place effective de deux États. La colonisation de la Cisjordanie et le génocide à Gaza, menés par l’État israélien d’extrême droite est commis en toute impunité. L’état de droit c’est ce même droit qui a tiré le monde de la barbarie après la Seconde Guerre mondiale, et que le PCF défend chaque jour.

La défense quotidienne des droits et des libertés les plus fondamentales de chaque être humain, c’est ce qui fait l’identité de notre engagement. Lutter contre cette injustice, c’est aussi clamer haut et fort que la violence ne doit pas être la base des relations entre les êtres humains et que la dignité et la liberté des peuples sont le seul avenir durable.

Sylvain DALLA ROSA