La pharmacie en lutte !

Il y a un secteur qui traditionnellement ne fait pas partie des mouvements sociaux c’est la pharmacie. Pourtant l’attractivité des officines décline d’année en année. A tel point que ce 18 septembre un appel à fermer leur pharmacie a été largement suivie. Seules sept, dans les Ardennes, sont restées ouvertes sur réquisition du Préfet, particulièrement en zones rurales (Carignan – Vouziers – Revin – Rethel…..).

Le mécontentement des pharmaciens vient de la réduction constante de leur rentabilité. Aujourd’hui un étudiant après ses études qui voudrait acquérir une pharmacie s’endetterait pour une vingtaine d’année.

A la chute de leur chiffre d’affaires (les Français se soignent moins ?), il faut ajouter un arrêté que F. Bayrou a signé le 4 août dernier (juste avant sa démission) qui plafonne les remises des laboratoires à 30% contre 40% jusque là, privant les pharmacies d’une part de leur revenu. Pourtant les groupes de production de médicaments font déjà des profits exorbitants. Ce texte ministériel ne tient pas compte du rôle joué par les pharmacies sur le plan médical. En zone rurale, là ou l’absence de médecins se fait la plus forte, les pharmaciens peuvent conseiller leurs clients. Il ne s’agit pas d’un conseil médical mais de clarifier l’impact d’un médicament.

Le mouvement a été massivement suivi obligeant l’Agence Régionale de Santé à demander au Préfet des Ardennes à réquisitionner les pharmacies pour urgence médicale.

Sylvain DALLA ROSA