Fins de mois difficiles, craintes de l’avenir, emploi, logement, santé, éducation des enfants, réchauffement climatique, pollutions … tout porte à la colère ! Le capitalisme est responsable de cette mal-vie. Il porte une responsabilité essentielle dans la crise écologique, préférant les profits à notre santé, à nos vies. Dans leur fuite en avant, les grandes fortunes utilisent l’extrême droite pour diviser les classes laborieuses, développer la haine de l’autre. La macronisme en profite pour semer la division dans les forces de gauche car il ne supporte pas les idées de solidarité, de progrès social comme en témoignent encore les décrets augmentant les forfaits hospitaliers qui vont faire payer les malades alors qu’au même moment le rapport du sénateur communiste Fabien Gay révèle 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties. Rien n’a été fait pour limiter les exonérations sociales dont bénéficient les entreprises ; la population ne peut comprendre cette volonté de faire payer les malades au nom de la réduction des dépenses publiques.
La colère ne doit pas se détourner vers des questions identitaires, se transformer en violence ! La radicalité ne se mesure pas à l’intensité des affrontements et de la surenchère, mais dans notre capacité à rassembler pour des jours heureux !
A Charleville-Mézières, on ne peut que se féliciter de l’invisibilité donnée à la venue d’une dirigeante de l’extrême droite par le refus collectif de l’accueillir !
Améliorer la vie quotidienne en développant la solidarité, les services publics, le bien vivre ensemble, la sécurité en mettant en avant la prévention, voilà l’objectif que se donne la liste de la gauche réunie « Ensemble une autre ville » conduite par Damien Lerouge et Irène Perrin-Toinin. Ce numéro de NDA commence la liste des portraits des candidats communistes sur cette liste.
Michèle LEFLON

Le budget 2026 de la France impose une nouvelle baisse des dotations aux collectivités. Cela s’ajoute aux réductions précédentes, à la suppression de la taxe professionnelle en 2010, mal compensée, puis à la celle de la taxe d’habitation.
Les intercommunalités et métropoles sont bien souvent confisquées, éloignées de nos concitoyen·nes. Pourtant, elles ont des compétences toujours plus importantes avec un impact sur la vie quotidienne, (logement, transport, eau, déchets, développement économique …) Le fossé démocratique est grandissant, élections locales après élections locales sapant à sa base même le pacte républicain et démocratique.
Aucune vie ne mérite d’être prise brutalement quel que soit la cause défendue, l’actualité récente vient de nous renvoyer à cette triste réalité.
Alors que l’actualité politique nationale est irradiée de violences sans commune mesure, la campagne des municipales bat son plein à Charleville-Mézières avec les colistiers et militants de la liste d’union de la gauche autour de Damien Lerouge. Le dévoilement du programme a permis de montrer notamment notre préoccupation pour les moyens mis pour la petite enfance, l’enfance et la jeunesse de notre ville.
Pour les communistes, les enjeux du service public d’éducation sont ceux de la démocratisation de l’accès aux savoirs, et des conditions nécessaires à l’émancipation sociale et culturelle des citoyennes et citoyens. Pour cela, un investissement majeur doit être consacré par l’État au service public d’Éducation nationale. Une augmentation de la durée du temps d’enseignement et de formation des enseignants à des pratiques permettant un accès émancipateur et égalitaire aux savoirs, notamment concernant l’égalité filles/garçons sont ainsi des éléments primordiaux, permettant de garantir une éducation égalitaire et accessible à tous.
Les communes, comme lieu de vie citoyen de « premier niveau » sont aux fondements du vivre-ensemble et de la vie en commun. Garantir que tous soient inclus et pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques sans discriminations est essentiel.
L’austérité imposée aux collectivités locales menace directement les services publics de proximité, sur fond de crise majeure des services publics nationaux (école, santé…).
L’actuelle ministre des comptes publics Amélie de Montchalin, succède à Pierre Moscovici à la présidence de la Cour des Comptes.
Les élections municipales approchent à grands pas, les candidatures se dévoilent une à une avec bien entendu la présentation des principales propositions que vont contenir les programmes proposés.