Aucune vie ne mérite d’être prise brutalement quel que soit la cause défendue, l’actualité récente vient de nous renvoyer à cette triste réalité.
La politique devrait et se doit d’être l’espace du débat, de la confrontation des idées pour parvenir à une construction collective dans le respect de la démocratie et de l’autre. Jamais elle ne doit devenir le terrain de la haine, d’intimidations et /ou d’agressions.
Même si l’affrontement politique avec l’extrême droite implique une franche rupture avec sa rhétorique de guerre civile et tous ses penchants xénophobes aboutissant sur des méthodes criminelles. Dans une démocratie comme la nôtre le désaccord est légitime, Il est même nécessaire. Mais lorsque la violence remplace l’argument, la première victime est la démocratie.
Aujourd’hui la violence politique ne se limite plus au débat, elle déborde sur les réseaux sociaux, mais aussi dans le discours totalement désinhibé de pseudos spécialistes dans les médias écrits, radiophoniques et télévisés. Les réseaux sociaux et tous les médias peuvent et devraient être des outils formidables de mobilisation et d’information pour les citoyen.nes.
Cette banalisation de la violence est dangereuse, elle provoque le découragement de l’engagement, éloigne les citoyen.es du débat public et affaiblit leur confiance envers les institutions et leurs représentants.
Refuser ces comportements brutaux et mensongers ce n’est pas refuser le combat des idées Il est urgent que les responsables politiques, le gouvernement et le président de la République prennent leurs responsabilités pour stopper l’instrumentalisation et ne participent pas volontairement ou passivement à cette surenchère.
La politique doit être et rester un lieu de parole, pas un champ de bataille. Dire non à la violence en politique ou ailleurs, c’est dire oui à la démocratie, au respect de l’autre, à la protection de toutes et tous et à la Paix.
Patrick LATTUADA
