Actualités

Le 7 mars on met la France à l’arrêt !

C’est encore une superbe manifestation qui a envahi la rocade et gagné la place ducale le 16 février ! Les Ardennais ont montré que la mobilisation ne faiblissait pas ! Sans même un vote sur l’article 7, celui qui reporte l’âge légal de la retraite à 64 ans, le projet de loi est parti de l’Assemblée Nationale pour le Sénat, réécrit à la pure sauce gouvernementale.

Le monde du travail n’a pas d’effort supplémentaire à faire. C’est au capital de payer !

On peut gagner : le 7 mars à l’appel de l’intersyndicale, amplifions le mouvement, mettons la France à l’arrêt, pour contraindre Macron à retirer sa réforme. Et le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, poursuivons la mobilisation. Les femmes ont des pensions 40% inférieures à celles des hommes. Elles seront les premières victimes de la réforme Macron.

Ukraine : notre seul horizon doit être la paix

Un an le 24 février que le sinistre Poutine a fait le choix irresponsable d’envahir l’Ukraine, le choix du sang et des larmes, violant les règles du droit international, mettant en péril la sécurité en Europe et relançant une désastreuse course aux armements.

Il y a eu des centaines de milliers de morts, ukrainiens et russes !

Le seul horizon concevable est celui de la paix : le soutien à l’Ukraine passe par la recherche d’une solution diplomatique la plus rapide possible, comme le demandent les mouvements pacifistes de l’Ukraine et de la Russie. À l’inverse d’une escalade guerrière, dans laquelle aucune limite ne serait plus posée à l’utilisation des armes les plus destructrices, il faut ouvrir les chemins de la paix. Il est urgent de remettre l’ONU au centre des discussions. Membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la France a un rôle important à y jouer. La France doit engager des moyens diplomatiques plus importants auprès de l’ONU pour parvenir à la définition d’un cadre de sécurité collective, durable, et acceptable par toutes les parties impliquées.

André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, avec Fabien Roussel, a demandé l’organisation à l’Assemblée nationale d’un débat sur la position de la France en matière de livraison d’armes.

Sans réponse à ce jour : sur ce sujet, comme sur les retraites, le gouvernement préfère éviter le débat parlementaire !

Décès

Nouvelles des Ardennes a le regret de vous faire part du décès de nos camarades Jeanne Godard et Daniel Breton. Leur engagement indéfectible dans le combat humaniste pour une société de progrès nous manquera. A leurs familles, Nouvelles des Ardennes et la fédération des Ardennes du PCF présentent leurs condoléances.

Rimbaud le communard

Dans la Beuquette publiée le 10 février dernier, Yanny Hureaux explique qu’Arthur Rimbaud était viscéralement neutre dans tout ce qui touche à la vie politique. Cette affirmation me semble erronée. En effet, dans son livre publié en 1971 Pierre Gaspar souligne le soutien du poète ardennais aux événements de la Commune de Paris de 1871.

Si on peut raisonnablement souscrire au fait que Rimbaud ne participa pas physiquement à la Commune de Paris il a décrit ces événements avec bienveillance. Comme le rappelle Pierre Gaspar « il n’est donc pas excessif de voir dans Rimbaud un communard ». Pour les Ardennais A. Rimbaud reste une référence. Ainsi, ce ne sont pas moins de 30 000 euros qui viennent d’être collectés afin qu’un dessin de sa sœur puisse intégrer le musée carolomacérien.

S’il fallait un exemple de cet engagement politique, la fameuse phrase d’André Breton nous le prouve : Transformer le monde a dit Marx, changer la vie a dit Rimbaud. Ces deux mots d’ordre, pour nous, n’en font qu’un.

Sylvain Dalla Rosa

Il faut sauver le patrimoine français à Mangalia

Inaugurée en mai 1992 la bibliothèque Rimbaud de Mangalia en Roumanie vit-elle ses derniers jours ? C’est ce que l’on peut redouter tant l’attitude du maire est hostile à cette réalisation. La bibliothèque disposait d’un local superbement situé, en plein centre ville et ouverte aux habitants de Mangalia, mais aussi aux touristes roumains et étrangers francophones.

C’est Luminita Dumitrescu qui pendant toutes ces années avait assuré la gestion de cet équipement. Celui-ci disposait de 25 000 ouvrages papier et de 18 000 livres numériques. C’est Jean Pierre Marcoux qui était à l’origine de cette création culturelle. Au cours de ces 33 années, l’Association a globalement investi 300 000 euros, sous forme de livres et de matériel qui ont été acheminés de France.

A Mangalia, la presse et les réseaux sociaux se sont emparés de cette affaire. Le Maire, Cristian Radu, tente de faire croire aux protestataires que la francophonie continuera à vivre dans les nouvelles conditions. Il faut bien se rendre à l’évidence, compte tenu de l’hostilité des élus locaux c’est la fermeture de la Bibliothèque Française qui est programmée. L’association a bien l’intention de ne pas accepter cette fermeture sans réagir. Il faut que les plus de 10 000 livres qui restent soient sauvés.

Par respect pour les centaines de donateurs ardennais, de l’engagement des bénévoles, du soutien de la Ville de Charleville-Mézières et du Conseil Régional Grand-Est, l’association « Les Amis de la Bibliothèque Française » va tout mettre en œuvre pour sauver, ce qui au fil des années était devenu une référence culturelle à Mangalia.

Un budget dont les choix sont contestables

Compte tenu du contexte économique actuel le budget 2023 de la ville de Charleville-Mézières comme pour l’ensemble des collectivités est difficile à boucler. Les élus doivent faire des choix. Ceux effectués par la majorité carolomacérienne de droite sont mauvais. Ils s’attaquent prioritairement aux services publics. C’est une véritable casse qui est programmée. A l’exemple de la décision de supprimer les crèches familiales, la plupart des services à la charge de la ville, sont progressivement privatisés.

Les associations sont également dans le collimateur du maire. Un diminution de 10 % sur l’ensemble des subventions attribuées est programmée. De même l’ouverture des centres de loisirs le mercredi sera supprimée.

Certes, le constat que Charleville-Mézières est une ville pauvre n’est pas contestable. Le recours à l’emprunt est un des moyens de pouvoir investir. Pour 2023 l’encours de la dette est prévue à hauteur de 82,76 millions d’euros.

Dans son discours le maire veut faire passer l’idée qu’il n’y aurait pas de hausse de la fiscalité. Cette information n’est pas juste car sur la feuille des impôts fonciers l’État va réactualiser le taux des bases locatives à hauteur de l’inflation, pour 2023 ce sera un taux estimé à + 7 %. Cette hausse sera perçue par la ville.

Des éléments comme la dette ou la chute démographique (46 388 habitants en 2020 ) prouvent que Charleville-Mézières est une ville qui décline. Pourtant en regardant de plus prés le budget on s’aperçoit que tous les services ne subissent pas l’austérité. Ainsi, la somme de presque 700 000 euros est prévue pour renforcer le centre de surveillance urbaine dans les locaux de la police municipale. Concernant les économies à faire, l’élection d’un maire adjoint supplémentaire n’était pas indispensable.

Les Carolomacériens subissent la double peine. Ils vivent sur un territoire dont l’économie est fragile avec un taux de chômage de 2 % plus élevé que la moyenne nationale et la majorité municipale prive la population de services utiles au public et on met au pain sec les associations (certaines risquent de ne pas y survivre).

Je ne partage pas cette vision de la gestion. C’est pourquoi l’opposition de gauche a voté contre ce budget 2023.

Sylvain DALLA ROSA

Une soirée ouverte à tous pour le 8 mars

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, les communistes de la cellule Rimbaud du Centre-Charleville soutenus par la section PCF de Charleville-Mézières organisent une soirée ciné-débat.

Au centre André Dhotel, le film « J’irai crier sur vos murs » de Elodie Sylvain et Charlotte Ricco (2021, 13Prods) sera diffusé. Un débat s’en suivra en présence de la réalisatrice Elodie, carolo-macérienne d’origine et marseillaise d’adoption.

Le film dresse le portrait de ces féministes aux actions novatrices, qui passent par l’inscription urbaine, l’affichage : « ces dernières années, les murs de Marseille se sont recouverts d’un nouveau type de messages. Des collages dénonçant les féminicides et les violences faites aux femmes interpellent les passants et redonnent une dimension politique aux inscriptions urbaines. »

Rendez-vous Mercredi 8 Mars 2023 à 19H

Centre André Dhotel

Projection-débat en présence de la réalisatrice Elodie Sylvain

Un moment convivial clôturera la soirée

Comptage des manifestants : un organisme soi-disant « indépendant » !

Pendant longtemps, le chiffrage des manifestants a obéi à une mécanique bien rodée. Chiffres des syndicats considérés comme gonflés à l’hélium par le pouvoir en place, chiffres de la préfecture écrasés au rouleau compresseur !

Maintenant, il y a un 3ème compteur ou plutôt conteur !

Un cabinet parisien dont nous tairons le nom car assez de publicité lui est faite, y compris par les médias publics ! Il prétend prendre de la hauteur (ce qui est vrai pour son comptage), et être au-dessus des « polémiques » ! Sa méthode serait fiable et indépendante…

Ses estimations sont toujours bien évidemment inférieures à celles des syndicats et même de la préfecture de Paris qui est plus « généreuse » ! D’après un physicien, la méthode laisse vraiment à désirer. Une caméra capte les mouvements de foule en hauteur et un algorithme les analyse ! Sauf que, pour que cela fonctionne, Bruno Andréotti nous explique qu’il faut que les manifestants soient suffisamment espacés les uns des autres. Dans une foule dense, cet outil dysfonctionne complètement. Faille méthodologique très politique !

En effet, le fondateur du cabinet, Assaël Adary, ne semble pas lui très indépendant. Il se dit prêt à débattre de sa méthodologie en toute objectivité et, dans le même temps, il « like » sur Twitter de façon hyperactive les macronistes !

Toujours est-il que c’est dans la rue que ça se passe et que cet outil au service de pouvoir ne fonctionne pas ! En effet, nous sommes de plus en plus nombreux sur tout le territoire à battre le pavé dans une dynamique du « on lâche rien ». Rendez-vous le 16 février avant le 7 mars.

Peut-être qu’avec le fondateur de cet outil aux ordres nous serons 2 ou 3 ?!…

Corine POSTAL

Centres sociaux en difficulté

A Revin, le centre social d’Orzy a fermé ses portes l’année dernière. Dans la Pointe le Centre social Le Lien est en difficulté….C’est le cas également au centre social de la Ronde Couture et pour celui de Manchester. A la Ronde Couture, le centre social rayonne sur un quartier de presque 10 000 habitants avec une utilité sociale non contestée. Le financement marquant le pas, le SARC se retrouve en difficulté financière insurmontable.

Pourtant les Centres Sociaux jouent un rôle essentiel dans la société, mettant en lien les personnes de conditions différentes. Sur son site, la Fédération des Centres Sociaux traduit ainsi son rôle : « On a inventé le réseau social 100 ans avant Mark Zuckemberg » ! Souvent ils assument des fonctions qui devraient être celles d’un service public, comme Le Lien dans la Pointe qui assure l’accueil périscolaire.

Leurs financements sont multiples : l’État, les collectivités, la Caisse d’Assurance Familiale, nécessitant de leurs administrateurs de jongler entre les règles de financement des uns et des autres, pour arriver à équilibre un budget.

C’est aussi un secteur d’emploi faisant l’objet de difficultés de recrutement, du fait de la dévalorisation du travail de ces salariés et d’inégalités de salaires entre le secteur public et le secteur privé non-lucratif, de part les décisions gouvernementales à la suite du Ségur de la Santé en 2020.

CAF et préfecture ne peuvent renvoyer les difficultés financières des centres sociaux sur des erreurs de gestion : il s’agit bien d’une question de fond. Accepter de mettre de l’argent public dans ces structures est justifié et nécessaire !

Mobilisation pour l’hôpital de Sedan

500 personnes ont défilé dans les rues de Sedan le samedi 4 février à l’appel du Comité de défense des Hôpitaux de proximité des Ardennes pour réaffirmer la nécessité de garder tous ses services à l’hôpital de Sedan, sa maternité, son service de néonatalogie, son service de surveillance continue.

Les menaces de fermeture sont la conséquence des politiques menées par les gouvernements successifs de limitation du nombre de médecins formés, d’économies drastiques sur la santé. L’Agence Régionale de Santé voudrait faire passer ces fermetures comme inéluctables du fait du manque de médecins anesthésistes. Mais ce manque a été construit !

Curieusement, les mêmes menaces pèsent sur la maternité de Guingamp en Bretagne : là-bas, ce serait du fait du manque de sage-femmes ! Or les sage-femmes ne manquent pas en France, par contre les conditions de travail les font fuir l’hôpital. Plus scandaleux encore, à Guingamp des candidates à l’embauche ont été refusées et la direction de l’hôpital fait tout pour que les professionnelles en poste démissionnent. La pénurie de personnels est sciemment organisée pour accélérer des fermetures de services : il s’agit d’une véritable opération de démantèlement du service public hospitalier pour concentrer les moyens dans les métropoles et favoriser le secteur privé.

A Sedan, les élus se sont mobilisés, une mobilisation conséquente avec leurs engagements antérieurs pour certains. Ce n’est pas le cas de tous, notamment ceux qui siègent au Conseil communautaire où un vœu a été voté faisant l’apologie du gouvernement et de la fusion des 4 hôpitaux ardennais. La présence dans la manifestation était particulièrement hypocrite pour d’autres, comme le député de la circonscription : il ne faudrait pas que les lois qu’il vote aient des conséquences dans sa circonscription, triste conception de son rôle. Son dépôt de plainte après s’être fait enfariné confirme sa duplicité. Il ne supporte pas entendre que ce qui se passe à Sedan est la conséquence des lois de santé, des lois de financement de la Sécurité Sociale qu’il a votées.

C’est dans ce lieu solennel qu’est la préfecture des Ardennes que la directrice générale de l’ARS présentera devant un parterre choisi les mesures prises pour l’hôpital de Sedan ce vendredi à 11h. Dès 14h le même jour, le directeur de l’hôpital réunit les personnels concernés !

Le comité de défense appelle à un rassemblement devant la préfecture vendredi 10 février à 11h.