L’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) est une nouvelle attaque contre notre souveraineté alimentaire !
Depuis des décennies, le capital impose sa logique : l’agriculture est traitée comme une marchandise parmi d’autres, standardisée, compétitive et soumise à la concurrence mondiale. Résultat : les producteurs de viande bovine, de betterave sucrière, de volaille ou de miel seront encore une fois les grands perdants, face à des producteurs sud-américains qui ont des coûts de production beaucoup plus bas.
Ce traité ouvre les portes à des importations massives de produits agricoles, met en péril les normes environnementales et sanitaires européennes, et accélère la course au moins-disant. Cela menace nos paysans, nos emplois, nos paysages et la qualité de nos aliments.
Nous refusons cette logique de concurrence généralisée qui sert d’abord les intérêts des multinationales, de la grande distribution et des firmes agro-industrielles. L’agriculture doit être protégée, planifiée démocratiquement et soutenue pour garantir des revenus dignes, des pratiques respectueuses du vivant, une réelle souveraineté alimentaire et de nouvelles coopérations entre les peuples.
Le PCF exige :
– l’abandon de l’accord UE-Mercosur tel qu’il est proposé ;
– des politiques agricoles qui défendent les agriculteurs et agricultrices et les territoires ;
– la traçabilité, des normes élevées et le droit à produire notre propre nourriture.
