Coup de gueule à propos de Tréfimétaux

Je viens de lire l’Ardennais d’aujourd’hui, qui ne nous apprend pas de bonnes nouvelles sur Tréfimétaux à Fromelennes. « Une réunion très tendue entre les politiques et l’entreprise » selon le journal. « Ce sont des gens avec une approche financière. Tout est lié à des chiffres » selon le député Pierre Cordier. Mais ce genre de propos au sujet de délocalisations, nous les avons souvent entendus. Il limite la responsabilité à des individus, certes peu regardants sur les conséquences, mais ces déclarations offusquées ne mettent jamais en cause le système, ce système qui permet tous les excès au nom de la liberté d’entreprendre, de se développer.

Mais la liberté, pour qui ? Le système, ce sont les traités de Maastrich et de Barcelone qui permettent cette situation. Parmi les élus présents, quels sont ceux qui ont combattu ces traités, rejetés par ailleurs par 54 % des Français et malgré cela mis en place.

Concrètement, face aux délocalisations, aux casses sociales, à la désindustrialisation, il ne faudrait pas oublier ce qui l’a permis et ensuite en être étonné.

Jean Pol Bois le 9/5/22

Élections législatives 1ère circonscription – Communiqué de presse

2022 est une année de tournant dans l’histoire : l’extrême droite au plus haut au premier comme au deuxième tour de la présidentielle, le changement climatique bientôt irréversible, les fins de mois toujours plus difficiles, la perte de nos emplois, le retour de la guerre en Europe. Mais aussi, enfin, l’union de la gauche au travers de la Nouvelle Union Populaire Sociale et Écologique.

Candidats écologiste et communiste, nous nous présentons ensemble devant vous pour incarner cette union de la gauche et des écologistes dans l’intérêt de notre département et de notre pays. Nous sommes à l’orée de notre engagement politique. Nous avons tous deux moins de 40 ans. Les différences que portent nos partis sont la garantie de représenter la diversité de vos opinions et points de vue.

Nous nous unissons parce que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue.

Ce qui nous rassemble, c’est l’attachement à nos Ardennes, où nous avons grandi, que l’un n’a pas quittées et dans lesquelles l’autre est revenu.

Ce qui nous rassemble, c’est l’attachement dans notre métier et dans notre engagement pour un monde meilleur.

Ce qui nous rassemble, c’est l’attachement à la justice sociale, c’est-à-dire le soutien de la collectivité à chacune et chacun selon ses besoins.

Ce qui nous rassemble, c’est notre volonté à rendre sa dignité au monde du travail.

Ce qui nous rassemble, c’est aussi la République sociale, laïque et écologique que nous souhaitons construire avec vous. Celle qui permet à chacun de vivre, qui assure à tous la santé, l’éducation et la sécurité. Celle qui protège autant nos ressources naturelles que nos outils de travail.

Avec vous, nous voulons porter la voix de notre territoire, de notre quotidien, de notre réalité à lʼAssemblée Nationale, là où s’écrivent les lois de la Nation. Ensemble, nous pouvons changer demain le quotidien de millions de Françaises, de Français, d’Ardennaises et d’Ardennais. Le statu quo n’est pas une solution. Voter pour la Nouvelle Union Populaire Sociale et Écologique, c’est voter pour le changement !

Julien Duruisseau et Esteban Evrard,

Pour la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale

Le PCF avec la NUPES

La semaine a été marquée par le lancement de la Nouvelle union populaire écologique et sociale. Face au rouleau compresseur du Macronisme au service de la grande bourgeoisie, au détournement des aspirations populaires par l’extrême droite pour servir aussi le capital, la réunion de toutes les forces de progrès social est nécessaire pour faire élire un maximum de députés de gauche et parmi eux des députés communistes, pour porter les aspirations populaires.

La présence du PCF dans cet accord est conforme aux engagements pris lors de sa dernière conférence nationale : faire connaître ses propositions dans le temps de la campagne des élections présidentielles, temps nécessaire au débat démocratique, et réunir toutes les forces de gauche et écologiques aux élections législatives pour assurer une majorité à l’Assemblée Nationale favorable à l’humain et la planète d’abord.

Ce rassemblement soulève à la fois l’espoir et évidemment des grincements de dents !

L’espoir pour toutes celles et ceux qui veulent que ça change, qui espèrent en des jours heureux face à la dureté de la vie, à des conditions de travail insupportables, au pouvoir d’achat en berne, au mépris tout simplement d’E. Macron et de sa clique. Cette nouvelle union va en plus simplifier le vote aux élections législatives, éviter les hésitations entre un vote d’adhésion et un vote qui serait « utile ». Il n’y en aura qu’un : celui pour les candidats de la NUPES ! Mais ce rassemblement ne doit pas engendrer la paresse, ni renforcer la délégation de pouvoir. Reprendre le pouvoir, ce n’est pas seulement le pouvoir politique, mais c’est aussi le pouvoir économique. L’histoire ne se répète pas mais rappelons quand même : 1936, ce sont les grèves, les occupations d’usine qui ont permis les conquis sociaux que la seule majorité du Front Populaire à l’Assemblée Nationale n’aurait pas obtenus.

Des grincements de dents aussi bien sûr : des divergences profondes subsistent entre les formations participant à la NUPES, sans parler de la volonté hégémonique de certains, la FI reprenant ce rôle antérieur du PS pour tenter de tirer à elle les marrons du feu.

Dans l’intérêt du monde du travail contre celui du capital, contre la droite, classique ou macroniste, et l’extrême droite, les militants communistes des Ardennes vont mettre toutes leurs forces pour faire gagner la NUPES. Ils le feront sans renier le programme des Jours Heureux porté par Fabien Roussel pendant la campagne des élections présidentielles. Les divergences ne portent pas que sur le nucléaire, n’en déplaise aux médias dominants. C’est aussi toute la question de gagner le pouvoir social et économique, de se donner les moyens de changer réellement la vie. Ne prenons qu’un exemple : la retraite. Assurer le financement pérenne de retraites à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités en gardant le système de solidarité intergénérationnelle que nous connaissons ne peut passer par la fiscalisation de la Sécurité Sociale au travers de la CSG mais nécessite de récupérer par la cotisation une part des profits que le capital vole actuellement aux salariés sur leur travail.

Avec le député de Sedan/Vouziers, on déshabille Pierre pour habiller Paul

La population du Vouzinois avait encore répondu en masse présente à l’appel de l’intersyndicale CGT/UNSA des personnels pour défendre l’hôpital ce samedi 30 avril.

La mobilisation paie puisque déjà l’heure de fermeture des urgences a été repoussée et qu’une infirmière sera présente la nuit pour accueillir et faire le lien avec le SMUR ou le 15. Mais le compte n’y est toujours pas pour un fonctionnement des urgences 24h/24 et 7jours/7.

L’autre sujet qui fâche, c’est la fermeture de lits d’EHPAD ! Il s’agit d’un véritable transfert vers le privé, pour orienter de force vers la maison de retraite d’ORPEA.

Le député LR devenu Macron compatible est venu faire sa campagne électorale : il aurait obtenu des financements du conseil régional pour un nouvel équipement du service de radiologie de l’hôpital. Ce n’est pas acceptable que la région se substitue ainsi à l’État, alors que dans ses compétences propres, il y a tant de besoins, comme le retour à la gratuité des transports scolaires par exemple ! On prend à l’éducation pour donner à la santé, tel est le principe d’action du député ! Mais cela évite de mettre en cause la politique gouvernementale car, rappelons, ce député a voté la dernière loi de financement de la Sécurité Sociale qui étrangle les hôpitaux.

Un beau premier mai

Pour la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs (et non pour la « fête du Travail ») un joli cortège rouge s’est élancé dimanche dernier du square de la gare de Charleville-Mézières vers la bourse du travail, au rythme de revendications concrètes comme l’augmentation de nos salaires et pensions, le refus des délocalisations ou encore l’embauche dans les services publics. Partout en France, cette journée était l’occasion d’avertir le président du patronat qu’il ne mènera pas sa politique brutale et antisociale comme il entend le faire.

En ces temps difficiles mais où l’espoir est bien présent, rappelons-nous les grandes manifestations du 1er mai 1937, que Didier Bigorgne avait remarquablement décrites dans son livre « Le Front Populaire dans les Ardennes ». Il y rappelle que les marches du 1er mai 1937 n’ont rien à voir avec les défilés « squelettiques » du 1er mai 1936, où l’on « parlait plus des élections législatives et de la finale de la coupe de France disputée par le FC Olympique de Charleville. ». Un an plus tard, le Front populaire est passé, les syndicats se sont considérablement renforcés tout comme le PCF et les démonstrations de masse permettent des avancées sociales remarquables.

C’est dans l’unité des couches populaires que la clef se trouve, l’histoire nous l’enseigne.

Accord national pour les élections législatives

La France insoumise et le PCF se sont rencontrés ce mardi 3 mai dans le cadre de la préparation des prochaines élections législatives et ont convenu des points d’accords suivants :

1) la volonté commune de faire élire des député·es dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale (RSA sous condition de travail gratuit et retraite à 65 ans) et battre l’extrême-droite. Cela passe par la propositions aux Françaises et aux Français d’un large rassemblement pour les élections législatives, s’appuyant sur la dynamique de la campagne présidentielle ouvrant la voie à une majorité à l’Assemblée nationale.

2) Pour le permettre, il faut fédérer, sur la base d’un programme ambitieux, toutes les forces qui le partagent, en respectant leur pluralité et leur autonomie. Dans la clarté, cela sera fait autour d’une bannière commune “Nouvelle union populaire écologique et sociale”. Pour faire vivre la pluralité, un parlement de campagne rassemblant les forces politiques et des personnalités du monde syndical, associatif, culturel, intellectuel sera construit. Le rassemblement à l’Assemblée Nationale reposera sur des groupes parlementaires de chacune des composantes et se dotera d’un intergroupe pour compléter et poursuivre après l’élection ce travail commun.

3) Parmi les objectifs programmatiques communs qui constitueront la base d’un programme partagé de gouvernement de plusieurs centaines de propositions, le PCF soutient notamment :

– La hausse immédiate du SMIC à 1400 euros net et des salaires, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l’éradication de la pauvreté.

– La reconquête des services publics et de nouvelles créations d’emplois publics

– La renationalisation d’EDF, d’ENGIE, des autoroutes et des aéroports.

– De nouveaux droits d’intervention et de décision des salariés dans les entreprises.

– La justice fiscale : rétablissement de l’ISF, taxation du capital au même niveau que le travail et lutte contre l’évasion fiscale.

– La formation d’un grand pôle public financier avec la nationalisation de banques généralistes, dans l’objectif d’assurer la transformation sociale et écologique de la France.

– Une véritable planification écologique et démocratique, par l’application de la règle verte.

– L’instauration d’une 6ème République

– La désobéissance aux règles de l’Union européenne qui seraient en contradiction avec l’application de notre programme

– Une diplomatie au service de la paix

4) Pour que cet accord soit efficace et réponde à l’immense attente de nos concitoyen·nes tous les moyens doivent être mis en œuvre pour que les discussions entamées avec les autres forces aboutissent en s’appuyant sur les mobilisations populaires. Un événement commun de lancement pourrait être tenu le samedi 7 mai.

Pour information, l’accord ne prévoit pas de candidatures communistes dans les Ardennes.

Saignée de l’hôpital et des EHPAD publics : encore 5 ans de Macronie ?…

Il ne faut rien attendre du président le plus mal élu depuis 1969. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre.

Il n’y a donc rien à attendre d’un monarque qui, pour celles et ceux qui y ont cru, nous affirmait que le monde d’après serait différent du monde d’avant la crise sanitaire. Celle-ci a montré à la loupe les dysfonctionnements du service public de la santé au sens large du terme que nous dénonçons depuis presque 30 ans.

Un sous financement chronique conduisant à des fermetures d’hôpitaux, de maternités, de services, de départ de personnels conséquence de conditions de travail devenues insupportables. Cette politique de destruction de notre système de santé et de protection sociale ne peut que se poursuivre.

En effet, le président de l’Assemblée Nationale comme le ministre de l’économie se félicitent de la réélection de leur poulain. « Une victoire plus large que Mitterrand en 1988 ». « Un mandat clair pour faire les réformes nécessaires ».

Ils n’ont vraiment rien compris ou ils font semblant. Ce jeux est dangereux et irresponsable.

Ces dernières années, le président Macron par l’intermédiaire des ARS a largement favorisé le secteur marchand lucratif. Pas étonnant au vu de son CV ! Les cliniques comme celle de Bezannes à Reims siphonnent et débauchent les personnels et notamment les médecins des CHU et hôpitaux publics.

Pas difficile quand les conditions de travail ne cessent de se dégrader et qu’elles deviennent inhumaines.

Pour achever le travail, l’hôpital étant considéré comme une entreprise, on laisse vieillir les bâtiments en limitant les investissements, les déclarant vétustes ; on les ferme pour des structures de plus en plus gigantesques et éloignées des usagers avec des lits en moins.

La médecine de ville n’est pas en reste : parcours du combattant pour trouver un médecin traitant, dépassements d’honoraires prohibitifs pour les spécialistes quand on en trouve !

Les « complémentaires santé » sont de plus en plus chères.

Les EHPAD privés lucratifs affichent des tarifs indécents pour des prises en charge maltraitantes…

Les prix des médicaments sont exorbitants et achetés dans l’opacité la plus complète.

La seule solution pour arrêter la casse de la santé et de la protection sociale est de donner une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.

Les communistes se prononceront clairement pour un service public de santé donc 100 % Sécu financé par les cotisations salariales et patronales et soutiendront les prélèvements sur les revenus financiers.

Alors, les 12 et 19 juin prochains, votez pour un candidat de la gauche rassemblée.