Une mobilisation a eu lieu le 14 octobre : 10 000 manifestants dans le pays dans 80 points de rassemblement. A Charleville-Mézières ils étaient une soixantaine à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaire et de l’UNSA. La date avait été choisie car c’était celle de la tenue d’un conseil d’administration de l’Agirc-Arrco. Le patronat y a proposé de revaloriser les retraites complémentaires de 1,2%. C’est totalement inacceptable alors que l’INSEE prévoit une inflation d’au moins 3% pour l’année 2026.
Faire des économies sur les retraites est aussi au cœur du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, actuellement en débat à l’Assemblée Nationale.
L’argument central pour reculer l’âge de la retraite selon lequel le ratio actifs/inactifs se dégraderait, évacue l’idée que les actifs produisent de plus en plus de richesses. Selon les prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 60 % d’ici 2040. La société dans son ensemble va créer largement assez de richesses supplémentaires pour faire face à l’augmentation du nombre des retraités en proportion des actifs.
Pour financer la Sécurité Sociale (dont les retraites), le PCF propose :
– une nouvelle cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises (dividendes, intérêts, royalties, loyers) à hauteur de 10 %, ce qui rapporterait 50 milliards d’€. Ces revenus, en 2023, ont dépassé 500 milliards d’euros. Ils ne paient aucune cotisation sociale. Ce prélèvement aurait un second effet : il pousserait les entreprises à faire autre chose que de la finance et à investir pour l’emploi !
– une augmentation des cotisations sociales avec une surcotisation de la part patronale pour les entreprises qui réduisent l’emploi et les dépenses de formation, qui n’appliquent pas l’égalité femme- homme : un autre levier pour encourager le développement non seulement de l’assiette de cotisation, c’est- à- dire les salaires, mais aussi des capacités humaines qui sont la base de la contribution fondamentale au développement des richesses.
– par ailleurs les pouvoirs publics doivent agir pour une nouvelle industrialisation respectueuse de l’environnement : nous avons besoin de meilleures richesses, de plus de richesses.
– Enfin, il faut supprimer progressivement la CSG, de même que les exonérations de cotisations sociales, qui coûtent cher et affaiblissent le système.
Toutes les générations sont concernées par un système de retraites digne du XXIe siècle.
Le PCF soutient la grande manifestation des retraités prévue à Paris le 19 novembre.
