C’est à une attaque en règle que se livre le gouvernement contre tous les conquis sociaux pour mieux satisfaire les appétits du grand patronat. Et tout y passe ! Avec l’aide des medias à la solde du capital et des élus de droite et d’extrême droite.
C’est une campagne médiatique pour justifier les restrictions budgétaires, alors même qu’il faudrait investir pour relancer l‘économie, s’engager réellement dans la transition écologique, répondre aux besoins humains.
C’est la mise en cause des fonctionnaires, dont le statut même est l’intérêt collectif. A Paris, Ian Brossat, élu communiste, est obligé de corriger un élu de droite qui veut s’attaquer à la « masse salariale » des personnels communaux, pour rappeler leur évidente utilité. A Charleville-Mézières, le maire emboîte ce même pas de droite pour désorganiser les services municipaux et pousse le vice jusqu’à demander à ses élus de suppléer lorsque les agents des cantines se mettent en grève.
C’est la politique des petits pas, l’air de pas y toucher, avec par exemple cette semaine des restrictions sur les arrêts de travail, sans même une interrogation sur les causes de l’augmentation des dépenses de l’Assurance Maladie pour les arrêts de travail, comme par exemple les burn-out à la suite d’organisations délétères du travail, ne cherchant que la rentabilité.
La remise en cause du 1er mai est le symbole de ces petits pas ! Après l’échec de la tentative à l’Assemblée nationale de créer des dérogations à ce jour férié à la suite des mobilisations massives, c’est au Sénat que le débat est relancé. Comme l’a déclaré Cathy Apourceau-Poly, sénatrice PCF du Pas de Calais, « Ce texte cherche à briser l’exceptionnalité des dérogations à l’interdiction du travail le 1er mai chômé, entamant ainsi un processus de remise en cause de ce jour de célébration de la lutte des travailleurs pour leurs droits. Nous ne sommes pas dupes ! Vous n’acceptez pas cette flamme de la lutte, de l’espoir, de l’émancipation et de l’amélioration de la condition humaine, malgré les assauts du libéralisme. »
C’est la mise en cause des militants syndicaux ! Dans les Ardennes, c’est Fabien Pinçon qui est convoqué à une entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement par son entreprise Forgex. Rappelons l’histoire. Fabien était le responsable du syndicat CGT de Walor (ex Atelier des Janves) et il a mené la lutte contre le gâchis de la fermeture de cette entreprise, contre les agissements voyous de ceux qui l’avaient repris récemment pour mieux la liquider. Cela avait abouti à la reprise par Forgex, accompagnée d’une kyrielle de licenciements. Ce n’est pas la première fois que Fabien est attaqué, et ce n’est pas le seul militant CGT de Forgex menacé ! La CGT appelle à un rassemblement à Bogny sur Meuse ce jeudi. La fédération du PCF 08 témoigne toute sa solidarité à Fabien.
Michèle LEFLON
