Héritage précieux dilapidé

La « SÉCURITÉ SOCIALE », cette grande avancée sociale, modèle mondialement envié, est en grand danger de disparition.

Un des derniers rapports de la Cour des comptes estime à dix milliards d’euros les économies qu’il va être nécessaire de réaliser chaque année jusque 2030 pour parvenir à équilibrer les comptes de la sécurité sociale.

Et une fois de plus les principaux impactés par ces nouvelles restrictions imposées seront les plus fragiles financièrement. La gestion libérale imposée depuis l’arrivée d’E. Macron à l’Élysée est opposée à la logique de gestion de la sécurité sociale, reposant sur le dogme de : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

Les futurs PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) des prochaines années, notamment celui de 2027, vont voir apparaître tout un cheptel de nouvelles franchises et autres déremboursements, moyens classiques de pseudo auto-défense utilisés par les derniers gouvernements macronistes.

Cette gestion libérale du budget de la Sécurité sociale repose sur une logique de maîtrise des dépenses qui tend à considérer la santé et à fortiori sa protection sociale comme des coûts à réduire comme n’importe quelle autre dépense mercantile, plutôt que comme un investissement bénéfique au collectif.

Cette gestion impose une politique de restrictions budgétaires et favorise largement l’ouverture au développement du secteur privé dans le domaine de la santé et de sa protection sociale.

Les marchés financiers considèrent actuellement le domaine « santé » comme le plus prometteur en termes de rapport, supplantant les marchés classiques de la spéculation.

Le PCF reste le principal des partis politiques à dénoncer cette dérive et dénonce la remise en cause brutale du modèle social fondé sur la collectivité, au profit d’une logique de marché creusant encore un peu plu la fracture sociale et ouvre grand les portes à une protection santé et sociale des riches laissant sur le côté les malades et les plus fragiles financièrement.

Comme le dit Fabien ROUSSEL : « être à gauche aujourd’hui c’est rouvrir au monde du travail un horizon d’espoirs. »

Patrick LATTUADA