Les élections municipales approchent à grands pas, les candidatures se dévoilent une à une avec bien entendu la présentation des principales propositions que vont contenir les programmes proposés.
Il est un fait certain que ces élections restent encore un des votes qui mobilise le plus les électeurs de par le caractère spécifique que présente le mandat de maire. Malgré toute la méfiance et tous les doutes que ressentent beaucoup de citoyens à l’égard de la politique et de ses acteurs, le maire via son statut de proximité inspire encore un peu de confiance à tous ses concitoyen.es.
Mais étonnamment, il ressort qu’une des particularités de ce scrutin municipal échappe à une grande partie des électeurs. Cette particularité concerne l’élection des conseillers communautaires. L’intercommunalité est devenue un des vecteurs de la coopération entre les communes. Il est important pour les candidats, et le sera, à fortiori pour les futurs nouveaux élus de porter sur la place publique le contenu et les moyens alloués à la politique communautaire, qui rayonne beaucoup sur le quotidien des habitant.es.
C’est pour ces raisons que les candidats de la liste de l’union de la gauche, écologiste et citoyenns.es ‘’Ensemble : pour une autre ville’’ informent et viennent à la rencontre des habitants pour expliquer et développer leur programme.
DOUBLE JEU :
Il est indéniable est normal qu’une des préoccupations premières des Français.es, en cette période difficile, soit la sécurité et le pouvoir d’achat. Pour la sécurité en principe dans un pays démocratique et républicain comme le nôtre, la sécurité est une des missions régaliennes incontournable de l’État.
Mais les différents derniers gouvernements macronistes axés uniquement sur l’économie libérale n’ont eu qu’un seul objectif réduire les budgets des services publics. Dans le droit fil de cette politique néfaste, le Sénat réfléchit actuellement sur un projet de loi visant à l’extension de prérogatives de police judiciaire aux policiers municipaux.
Ce projet de loi pose de véritables questions. La première est la dangerosité de l’équité au niveau national, chaque commune n’ayant pas la même application sur son territoire. Autre problème, la dotation financière allouée par l’État aux structures territoriales ayant été très largement revue à la baisse, comment va être financée cette nouvelle charge par les communes, car les agents de police municipale sont des agents territoriaux engagés, formés et payés par les communes.
Là également il va être primordial que ces élections municipales 2026 soient le premier étage de la fusée du changement de politique que les Françaises et Français attendent comme ils l’avaient déjà manifesté lors des dernières législatives suite à cette improbable dissolution.
Patrick LATTUADA
