Une récupération honteuse

Ce lundi 10 novembre une cérémonie de requiem vient d’être dite au cimetière de l’avenue Boutet (Charleville) devant la tombe d’Arthur RIMBAUD. C‘est en commémoration de la date du décès du poète, le 10 novembre 1891, que les autorités religieuses ont donné un requiem devant la tombe du poète.

Cette récupération dans un lieu public est honteuse d’autant que rien ne confirme l’attachement chrétien d’Arthur RIMBAUD. Au contraire dans des écrits on relève une agressivité évidente à l’égard de l’Église. Selon Rimbaud celle-ci est marquée par l’hypocrisie. Dans son poème « Les pauvres à l’église, » Rimbaud exprime sa colère face aux contraintes de son éducation catholique. Il remet en question les valeurs et les pratiques de l’Église.

C’est notamment vrai pour les textes qui traitent des événements de « la Commune de Paris ». Même si ce requiem n’a pas attiré la foule, une dizaine de personnes, la volonté de réécrire l’Histoire est évidente.

Sylvain DALLA ROSA