La carte scolaire 2026 confirme une orientation préoccupante : face à la baisse du nombre d’élèves, l’État choisit une nouvelle fois de réduire les moyens plutôt que d’améliorer les conditions d’apprentissage. Pour le Parti Communiste Français (PCF), cette logique est inacceptable.
Dans les Ardennes comme ailleurs, les suppressions de classes et les regroupements d’écoles fragilisent directement les territoires, en particulier ruraux. Pourtant, la diminution des effectifs aurait pu permettre de réduire le nombre d’élèves par classe, de mieux accompagner chaque enfant et de renforcer l’école publique. Au lieu de cela, c’est une vision comptable qui domine.
Le PCF dénonce une politique qui aggrave les inégalités territoriales et sociales. Moins de classes, c’est moins de proximité, moins de suivi, et à terme une école à deux vitesses. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins éducatifs restent élevés : inclusion, difficultés sociales, accompagnement individualisé.
Face à ces choix, le PCF défend une autre ambition : utiliser la baisse démographique comme une opportunité pour investir dans l’éducation, recruter des enseignants et garantir des conditions d’apprentissage dignes pour tous les élèves, sur tout le territoire.
L’école publique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un pilier de l’égalité républicaine et doit être défendue comme telle.
Mezhoura NAIT ABDELAZIZ
