Ces dernières semaines l’actualité de notre département et de notre région, Grand Est, une fois les élections municipales passées, a principalement été occupée par les écoles publiques et ou privées.
La multiplication d’annonces de fermetures de classes, engendre obligatoirement la suppression de postes d’enseignants ou autres, traduisant une crise profonde du modèle appliqué par les derniers gouvernements du système éducatif.
Les fermetures de classes dans le public sont uniquement justifiées par des baisses d’effectif et le sempiternel besoin de réduire les dépenses, les principaux exécutants, municipalités, départements et région, étant totalement asphyxiées par le budget décrété par le gouvernement en place. Les classes surchargées et les enseignants débordés deviennent la norme. Le premier effet est la limitation de l’attention portée à chaque élève, accentuant l’inégalité scolaire, notamment en zone rurale où les classes uniques regroupent jusqu’à 4 ou 5 niveaux différents creusant davantage le fossé territorial et l’abandon progressif du service public.
Le désengagement de l’enseignement supérieur public a conduit à la floraison d’écoles privées soucieuses uniquement de rentabilité.
Le dernier exemple en date étant « Y SCHOOLS » : cet établissement annoncé fièrement par sa direction et le non moins fier maire de Charleville-Mézières, président d’Ardenne Métropole Boris RAVIGNON, sous l’œil bienveillant du président de la région Grand Est, en 2019, pour une rentrée en 2020 (10 500€/1ére année) annonçait il y a peu le clap de fin de son activité dans les Ardennes. Clap de fin suivi par le placement en redressement judiciaire le 27 mars dernier de ‘’la maison mère’’ de Troyes.
Au-delà des chiffres et des décisions politiques, ce triste exemple nous renvoie à la conception de l’éducation qu’applique le capitalisme aux élèves, étudiants et apprentis. Notre système éducatif ne peut être réduit aux diktats des marchés financiers et ses aléas.
L’école doit être et rester un pilier fondamental de la société garantissant à chaque enfant, riche ou pauvre, un accès équitable à un enseignement de qualité. Cela passe par le renforcement de moyens alloués à l’éducation nationale.
L’avenir de nos enfants tout comme celui de notre pays ne doivent jamais être sacrifiés au nom de contraintes économiques à court terme. Les longues années de politique libérale laisse un système d’éducation exsangue. Les militants et les élus communistes ne se résignent pas à cette issue, partout où ils sont présents ils revendiquent le retour et le développement de la démocratie dans l’ordre économique et politique.
Patrick LATTUADA