Quand la droite met en cause les principes de la République

L’école républicaine, laïque, est le ferment du vivre ensemble ! Ses difficultés actuelles, en lien avec la volonté d’économies du gouvernement, mais aussi celle du tri social, celle de priver une partie des jeunes de l’accès à un haut niveau d’études, émancipatrices, conduit de plus en plus de parents des classes aisées à inscrire leurs enfant à l’école privée, des écoles de ségrégation sociale. Et le Conseil départemental des Ardennes suit, accordant des subventions aux collèges privés. C’est remettre en cause l’école républicaine, l’égalité inscrite aux frontons de nos mairies, la laïcité.

Mardi prochain, l’assemblée nationale devra se prononcer sur une proposition de loi, adoptée en commission, sortant l’Alsace du Grand Est, lui accordant un statut spécial regroupant les compétences des départements et des régions. Cela, sous prétexte d’économies ! Si la création du Grand Est a été une absurdité, remettre en cause maintenant son administration serait une nouvelle absurdité, source de désorganisation et de dépenses supplémentaires. Et pourquoi un statut particulier pour l’Alsace, à part casser l’égalité républicaine ? Ce serait mieux de supprimer le Concordat !

Michèle LEFLON

Quel avenir pour nos territoires et la jeunesse

Ces dernières semaines l’actualité de notre département et de notre région, Grand Est, une fois les élections municipales passées, a principalement été occupée par les écoles publiques et ou privées.

La multiplication d’annonces de fermetures de classes, engendre obligatoirement la suppression de postes d’enseignants ou autres, traduisant une crise profonde du modèle appliqué par les derniers gouvernements du système éducatif.

Les fermetures de classes dans le public sont uniquement justifiées par des baisses d’effectif et le sempiternel besoin de réduire les dépenses, les principaux exécutants, municipalités, départements et région, étant totalement asphyxiées par le budget décrété par le gouvernement en place. Les classes surchargées et les enseignants débordés deviennent la norme. Le premier effet est la limitation de l’attention portée à chaque élève, accentuant l’inégalité scolaire, notamment en zone rurale où les classes uniques regroupent jusqu’à 4 ou 5 niveaux différents creusant davantage le fossé territorial et l’abandon progressif du service public.

Le désengagement de l’enseignement supérieur public a conduit à la floraison d’écoles privées soucieuses uniquement de rentabilité.

Le dernier exemple en date étant « Y SCHOOLS » : cet établissement annoncé fièrement par sa direction et le non moins fier maire de Charleville-Mézières, président d’Ardenne Métropole Boris RAVIGNON, sous l’œil bienveillant du président de la région Grand Est, en 2019, pour une rentrée en 2020 (10 500€/1ére année) annonçait il y a peu le clap de fin de son activité dans les Ardennes. Clap de fin suivi par le placement en redressement judiciaire le 27 mars dernier de ‘’la maison mère’’ de Troyes.

Au-delà des chiffres et des décisions politiques, ce triste exemple nous renvoie à la conception de l’éducation qu’applique le capitalisme aux élèves, étudiants et apprentis. Notre système éducatif ne peut être réduit aux diktats des marchés financiers et ses aléas.

L’école doit être et rester un pilier fondamental de la société garantissant à chaque enfant, riche ou pauvre, un accès équitable à un enseignement de qualité. Cela passe par le renforcement de moyens alloués à l’éducation nationale.

L’avenir de nos enfants tout comme celui de notre pays ne doivent jamais être sacrifiés au nom de contraintes économiques à court terme. Les longues années de politique libérale laisse un système d’éducation exsangue. Les militants et les élus communistes ne se résignent pas à cette issue, partout où ils sont présents ils revendiquent le retour et le développement de la démocratie dans l’ordre économique et politique.

Patrick LATTUADA

Carte scolaire 2026 : pour le PCF, l’école publique ne doit pas payer l’austérité

La carte scolaire 2026 confirme une orientation préoccupante : face à la baisse du nombre d’élèves, l’État choisit une nouvelle fois de réduire les moyens plutôt que d’améliorer les conditions d’apprentissage. Pour le Parti Communiste Français (PCF), cette logique est inacceptable.

Dans les Ardennes comme ailleurs, les suppressions de classes et les regroupements d’écoles fragilisent directement les territoires, en particulier ruraux. Pourtant, la diminution des effectifs aurait pu permettre de réduire le nombre d’élèves par classe, de mieux accompagner chaque enfant et de renforcer l’école publique. Au lieu de cela, c’est une vision comptable qui domine.

Le PCF dénonce une politique qui aggrave les inégalités territoriales et sociales. Moins de classes, c’est moins de proximité, moins de suivi, et à terme une école à deux vitesses. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins éducatifs restent élevés : inclusion, difficultés sociales, accompagnement individualisé.

Face à ces choix, le PCF défend une autre ambition : utiliser la baisse démographique comme une opportunité pour investir dans l’éducation, recruter des enseignants et garantir des conditions d’apprentissage dignes pour tous les élèves, sur tout le territoire.

L’école publique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un pilier de l’égalité républicaine et doit être défendue comme telle.

Mezhoura NAIT ABDELAZIZ

Agir pour Cuba c’est agir pour l’humanité

Trump et son secrétaire d’État Rubio ont pour objectif politique d’en finir avec le défi du peuple cubain depuis la victoire de la révolution de 1959.

65 ans après l’instauration du blocus illégal contre Cuba, les États-Unis ont échoué à faire plier le peuple cubain et sa volonté de vivre en peuple souverain. Les risques d’une intervention militaire sont là, la Maison Blanche étant en difficulté au Proche-Orient et les élections de mi-mandat se profilant.

Lors de la mission du PCF menée à Cuba, plusieurs entretiens avec différents interlocuteurs dont le parti communiste cubain ont signalé trois éléments importants :

1) le blocus économique, commercial et financier frappe désormais l’alimentation énergétique du pays et les circuits de nourriture. Seulement 40 % des besoins quotidiens en énergie sont couverts. Les malades meurent dans les hôpitaux et la population souffre cruellement.

2) la volonté de résister, de ne pas se laisser dicter ses choix par les États-Unis demeure très forte.

3) l’action de la France est attendue. Notre pays a su dire non aux États-Unis à plusieurs reprises. Il doit agir en faisant honneur à sa tradition révolutionnaire que les Cubains connaissent si bien et dont ils se sont inspirés. Le PCF a porté cette exigence à l’ambassade de France.

La solidarité politique avec Cuba doit être renforcée pour sauver le peuple cubain.

Après avoir participé du 18 au 21 mars au convoi humanitaire global « Nuestra América » organisé par l’Internationale progressiste avec une délégation composée de Vincent Boulet et Charlotte Balavoine (responsable de la campagne de solidarité avec Cuba), les prochaines initiatives qui commenceront par des mobilisations les 10 et 11 avril prochains seront déterminantes.

À Paris, le rassemblement aura lieu le 11 à 14h30 sur le Champ-de-Mars.

Il nous faut continuer et amplifier le combat.

Viva Cuba !

Corine POSTAL