Le Conseil Départemental (CD) des Ardennes, comme beaucoup d’autres conseils départementaux, dont une grande partie sont gérées par une majorité de droite, sont asphyxiés par la diminution des budgets qui leurs sont alloués.
Les élus départementaux se trouvent dans l’impossibilité d’élaborer les budgets 2026 leur permettant de réaliser pleinement les missions qui leur sont imparties.
Malgré les efforts engagés ces dernières années qui ont pénalisé en premier lieu les salariés mais aussi les citoyens, le recul des ressources attribuées par les différents gouvernements Macron impacte directement la capacité du département à maintenir à un niveau digne les missions qui lui sont confiées mais aussi son niveau d’emploi.
Face à ce contexte budgétaire contraint le CD n’a choisi comme simple variable d’ajustement que la suppression d’une centaine de postes, pudiquement appelée, non remplacement de départs en retraite.
Cette mesure va mettre en péril la qualité, la continuité des missions essentielles du département et reléguer au second plan la préservation de la qualité du service rendu aux habitants. Un des premiers effets constaté est l’ouverture au public par intermittence de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), qui à sa création était déjà un recul d’un service public de l’État.
Autre conséquence qui va pénaliser les Ardennaises et Ardennais. Ces suppressions d’emplois vont diminuer l’offre d’emplois et accélérer la perte démographique des Ardennes.
Il devient urgent d’interpeller l’État à reconsidérer le niveau de ses dotations aux collectivités territoriales, afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs compétences au service des citoyens et de l’emploi public local.
Ce changement de politique serait un premier pas pour redonner à notre République tout le sens de : l’ÉGALITÉ pour toutes et tous !
Patrick LATTUADA
